Réunissant agronomie traditionnelle, intelligence artificielle et technologies de pointe, la Digital Farming School (DFS) a officialisé le lancement de sa toute première promotion au cœur de la capitale politique, Yamoussoukro.
Née d’un partenariat stratégique entre l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) du Maroc et le groupe OCP Africa, cette institution d’un genre nouveau ambitionne de façonner les visages de l’agritech africaine.
Pour cette cuvée inaugurale, 50 jeunes talents ont été soigneusement sélectionnés. Ils bénéficieront d’un cursus intégralement gratuit étalé sur deux ans.
Le programme académique mise sur une hybridation poussée des compétences associant l’agronomie et l’entrepreneuriat aux disciplines technologiques fondamentales : analyse de données, objets connectés (IoT), électronique et agriculture de précision.
L’apprentissage ne se limitera pas aux salles de classe. La DFS intègre une ferme-école grandeur nature où les étudiants façonneront leurs compétences sur le terrain.
L’enjeu est clair : exploiter la puissance des données massives et de l’intelligence artificielle pour maximiser les rendements, anticiper les aléas climatiques ou sanitaires et rationaliser la gestion des exploitations.
À travers ce projet d’envergure, la Côte d’Ivoire entend répondre à un double impératif : accroître sa productivité agricole tout en bâtissant une main-d’œuvre qualifiée capable d’opérer la transition numérique du secteur.
En plaçant l’innovation au centre de sa stratégie, le pays pose les jalons technologiques de sa future souveraineté alimentaire.
Marcellin Boguy


Laissez une réponse