Lutte contre l’orpaillage illégal dans la Marahoué  –  Un comité technique local installé à Pakouako

A l’instar des autres régions aurifères du pays, le département de Bouaflé se mobilise pour une exploitation minière légale, responsable et durable en lieu et place de l’orpaillage illégal. C’est dans ce cadre qu’a été installé, le Comité Technique Local (CTL), de la sous-préfecture de Pakouabo, le mercredi 9 septembre 2026, à l’initiative des ONG CASE et IMPACT. C’était à la faveur de la caravane de sensibilisation consacrée à la problématique de l’orpaillage illégal dans la région de la Marahoué.

Dans son intervention, le directeur régional des Mines et de la Géologie de Bouaflé, Souleymane Sanogo, a fait l’état des lieux de l’orpaillage illégal, avant de présenter les causes et les conséquences et aussi les moyens de lutte utilisés pour éradiquer le fléau. Il a notamment insisté sur la nécessité d’actualiser les données relatives aux sites d’orpaillage illégal, de poursuivre la sensibilisation et la répression, d’étendre les sanctions à l’ensemble de la chaîne de complicité et de réhabiliter les sites dégradés. Le directeur régional a également recommandé la réactivation des chantiers-écoles de la petite mine, l’installation de Comités techniques locaux de veille dans les départements, l’accompagnement à la création de sociétés coopératives minières et l’évaluation trimestrielle du dispositif de lutte. A l’en croire, l’enjeu est aussi d’offrir une alternative aux populations qui dépendent de cette activité pour leur subsistance.

Au nom du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, le Coordonnateur général des programmes et projets, et président du Comité de pilotage du projet Planet GOLD, Dr Aimé Franck Essoh, a salué l’engagement des autorités et des acteurs locaux. Il a rappelé que le projet Planet Gold accompagne l’État ivoirien dans sa vision d’une exploitation minière artisanale et à petite échelle responsable, durable et inclusive.

Pour le sous-préfet de Pakouabo, Donatien Sigbeu Gbadé, l’installation du CTL constitue une étape décisive. Il doit, selon lui, permettre de coordonner les actions, renforcer la veille et accélérer la formalisation de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE). Il a lancé un appel à la responsabilité collective en invitant les autorités administratives, les élus, les Forces de Défense et de Sécurité, les chefs traditionnels, les opérateurs miniers légaux, les jeunes, les femmes à s’approprier cet outil de gouvernance de l’EMAPE.

Le préfet de région, préfet du département de Bouaflé, Georges Gonbagui Gueu, a, pour sa part, appelé à une mobilisation de tous. Il a annoncé que les préfets de région sont appelés à parcourir les villages afin de renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal. « Désormais, c’est Tolérance zéro », a-t-il prévenu, tout en invitant les populations à dénoncer les pratiques illégales, quelle que soit la qualité de leur auteur.

Cette rencontre s’est achevée par l’engagement des populations de la Marahoué en ces termes : « Bouaflé dit non à l’orpaillage illégal. Ne soyons pas complices par notre silence. Dénonçons l’orpaillage illégal. »

Sam K. D
(avec SerCom)

Légende photo : Autorités préfectorales et coutumières et les populations engagées à éradiquer le fléau que constitue l’orpaillage illégal (Ph : DR)

Laissez une réponse

Votre email ne sera pas publié