Donald Trump a promulgué, vendredi 18 septembre 2026, une loi imposant de nouvelles sanctions à la Russie à cause de la guerre en Ukraine, et visant en particulier le secteur de l’énergie russe. Ce texte constitue la première action majeure du Congrès contre Moscou depuis le retour au pouvoir du président américain. Rapporte la radio publique française, RFI, ainsi que d’autres médias occidentaux.
Toujours selon les médias occidentaux, ce texte porte le nom de son principal promoteur, le sénateur républicain Lindsey Graham, mort en juillet, farouche défenseur de l’Ukraine et pourfendeur de la Russie et de l’Iran. La loi a aussi pour ardent soutien le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
« Ce nouvel arsenal législatif cible pour la première fois la flotte fantôme russe, et vise également le président Vladmir Poutine ainsi que d’autres hauts responsables russes. Il donne en particulier à Donald Trump, qui de son côté a plutôt ménagé Moscou jusqu’ici, le pouvoir d’imposer des droits de douane pouvant atteindre jusqu’à 100 % sur les cinq principaux pays importateurs de gaz et de pétrole russes, dont la Chine et l’Inde. La promulgation de la loi survient une semaine avant une rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping à Washington. La loi avait été adoptée jeudi 17 septembre par la Chambre des représentants, après avoir déjà passé le Sénat, l’autre chambre du Congrès américain, en août », précise RFI.
Qui ajoute que « Donald Trump a promulgué le texte peu après avoir relancé, du moins en apparence, le dialogue avec Kiev et Moscou, où se sont rendus récemment ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner ». La loi promulguée représente « un outil extrêmement puissant capable de mettre un terme à cette guerre terroriste et de pousser la Russie à faire la paix », a réagi Volodymyr Zelensky sur X.
« Les sanctions doivent être sévères pour que tous les efforts en faveur de la paix – y compris nos efforts diplomatiques conjoints avec les États-Unis, l’Europe et nos autres alliés – puissent aboutir », a ajouté le président ukrainien, qui s’était démené en faveur du projet, en particulier lors d’une visite à Washington en juillet.
Ces nouvelles sanctions contre la Fédération de Russie, il faut l’avouer sans hésiter ne pourront pas mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. A notre avis, elles vont plutôt durcir la position russe et démonter aux yeux de l’opinion internationale que le président américain Donald Trump qui s’est engagé par la résolution pacifique de la guerre par le dialogue, a embouché une nouvelle mauvaise trompette : celle des sanctions économiques contre la Russie. La Fédération de Russie fait face aux sanctions économiques depuis plusieurs décennies. Avant même l’arrivée de Trump au pouvoir. Cette option a-t-elle changé quelque chose ? Rien du tout. C’est la preuve que l’heure est maintenant au dialogue et la paix.
C’est pour cela que les observateurs lucides, à travers le monde, avaient salué la rencontre entre les présidents américain, Donald Trump, et russe, Vladmir Poutiine, en 2025. Un sommet entre ces deux dirigeants qui avait eu lieu, le 15 août 2025, à Anchorage, en Alaska, en territoire américain. C’était la première rencontre entre Trump et Poutine après la réélection de Trump à la Maison Blanche. Leur précédente rencontre s’était tenue lors du sommet du G20 de 2019 à Osaka, à Japon. A Anchorage (Alaska), les présidents Trump et Poutine avaient certes parlé des conditions pour la fin de la guerre entre la Rusie et l’Ukraine mais ils avaient aussi échangé sur l’écriture d’une nouvelle page dans les relations bilatérales entre les Etats-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie.
Concernant la guerre entre la Russie et l’Ukraine, le président américain Donald Trump a dépêché récemment deux émissaires qui lui sont très proches, son gendre Jared Kushner, et Steve Witkoff, en Russie et en Ukraine pour relancer les négociations de paix. Ils se sont rendus à Moscou, le 5 septembre 2026, puis à kiev, le 6 septembre 2026. A Moscou, les représentants américains ont rencontré le président Vladimir Poutine pour lui présenter de « nouveaux plans substantiels » et des propositions de paix voulues par Donald Trump. Le président russe s’est entretenu pendant trois heures, dans la soirée du samedi 5 septembre, avec eux. Une conversation que le conseiller du Kremlin, Youri Ouchakov a qualifié de « constructive, extrêmement franche et empreinte de confiance ». Les émissaires de Trump se sont ensuite déplacés en Ukraine le dimanche 6 septembre pour s’entretenir avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qualifiant ces premiers échanges de « très significatifs » tout en appelant les deux parties au compromis. Ce bon élan vers la recherche d’une solution pacifique à la guerre entre la Russie et l’Ukraine risque d’être saccagé par les Etats-Unis, eux-mêmes, qui ont pourtant lancer ce bel élan. C’est dommage !
Une contribution de Bakari Dosso
Citoyen de l’AES vivant en Europe


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