Dans cette seconde et dernière partie de sa vidéo d’environ 25 minutes diffusée, le vendredi 23 octobre 2026, sur les réseaux sociaux, l’artiste-chanteur et musicien Noël Dourey, cadre du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et membre du Bureau politique du parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, s’adresse au PPA-CI et au PDCI-RDA relativement à la détention ou à la mise sous contrôle judiciaire de certains cadres et militants de ces principaux partis de l’opposition à propos des violentes tensions électorales de 2025 ayant causé la mort d’un gendarme, des dégâts matériels et des velléités d’actes de destruction de grande ampleur. Ci-dessous l’intégralité de l’intervention de Noël Dourey.
« Maintenant, je vais me tourner vers les convocations adressées par la Justice, aux cadres du PPA-CI et du PDCI-RDA. Ceux qui ont fait le Front commun. Mais un garçon quand il lance un coup de poing, il doit savoir que quand il y a eu une esquive de l’adversaire, la riposte arrive. C’est aussi simple que cela. Et je voudrais féliciter le procureur de la République, M. Koné Braman, un homme qui ne se laisse pas distraire. Je voudrais saluer sa bravoure et son expertise mais surtout sa connaissance des dossiers. (Noël Dourey diffuse une vidéo de la conférence de presse du procureur de la République, ndlr).
Au lieu de pleurnicher en disant : « nous, on est attachés à la paix », « nous sommes un parti politique de dialogue ». Il fallait condamner les actes posés par les ennemis de la Côte d’Ivoire. Parce qu’on ne peut pas être Ivoirien et avoir un discours de haine. Voilà, il y a un gendarme qui a été tué. A cause des discours qui ont été relayés. Mais ça aussi il faut l’assumer. Je n’ai pas entendu un parti politique du Front commun dire : « nous condamnons avec la dernière énergie ». Moi, je n’ai jamais vu ça dans un pays. Mais en Côte d’Ivoire, vous voulez réinventer la politique ? Vous voulez réinventer le patriotisme ? Le patriotisme, ce n’est pas un gadget à vitesse variable. Non !
« Le patriotisme, ce n’est pas un gadget à vitesse variable »
Des gens disent qu’ils veulent brûler Azito (Terminal important de production de l’électricité, ndlr). On les attrape. Des gens font une incursion à Jacqueville pour faire exploser le Terminal à gaz. Rien que pour que Laurent Gbagbo revienne au pouvoir. C’est-à-dire que, s’ils avaient réussi leur mission de Jacqueville, la ville de Jacqueville et ses environs n’existeraient plus. Et vous dites que vous êtes des gens de dialogue ! Quel dialogue ? Un dialogue mortuaire et morbide ? Il faut quelque fois assumer ses responsabilités. Le procureur l’a dit. Ce sont vos téléphones portables qui ont parlé. Vos téléphones ont dit les projets funestes que vous aviez pour la Côte d’Ivoire. Ce n’est pas bon, tout ça. Est-ce que vous pensez à vos propres familles lorsque vous projetez tout ça ? Vous pensez à vos femmes et vos enfants ? Même si vous n’en avez pas, est-ce que vous pensez à vos militants ? Ceux qui vous suivent. Et j’entends dire le 6 va devenir 9 et vice-versa. Il faut arrêter tout ça.
Nous sommes un pays en paix. Il ne faut pas venir nous embêter. Si vous n’avez pas pu arranger la Côte d’Ivoire, il ne faut pas venir la déranger non plus. Il faut arrêter ça. Le président Alassane Ouattara vous avait prévenu pendant les élections en 2025. Il a dit qu’il n’y aura rien de grave. Que tous ceux qui vont se lancer dans une aventure de belligérance et de destruction des biens vont payer. On vous a attrapés. Mais quand je vois la qualité des gens convoqués par la Justice, la qualité des gens, je ne parle même pas de partis politiques. Mais des professeurs d’Université, des gens d’une certaine qualité, qui nourrissent des projets de haine contre leur prochain. Mais c’est très grave. C’est-à-dire si ça avait marché, où serions-nous ?
« Vos téléphones ont dit les projets funestes que vous aviez pour la Côte d’Ivoire »
Ça me rappelle étrangement quand j’étais au Golf Hôtel (durant la période de crise post-électorale de 2010-2011, le candidat vainqueur de la présidentielle de 2010, Alassane Ouattara, ainsi que Henri Konan Bédié et certains de leurs partisans étaient retranchés au Golf Hôtel à Abidjan-Cocody sous protection des casques bleus de l’ONU parce que Laurent Gbagbo refusait de reconnaitre sa défaite, ndlr). Mes parents et mes amis m’appelaient pour me dire : « Il faut quitter là-bas parce qu’on va attaquer, on va brûler ». C’est quel projet de société ça, c’est quel programme de gouvernement ça ?
En tout cas, le président Ouattara est vigilant. Et il vous démontre toujours qu’il a une longueur d’avance sur vous. Il a toujours une longueur d’anticipation sur vous. Nous sommes tous des croyants. Si vous estimez que Dieu va vous écoutez dans vos bêtises, nous, on prie Dieu afin que dans la rectitude, il envoie notre pays vers les sommets. Je suis vraiment déçu de ces gens hors-jeu qui ne pensent qu’à leur ventre. Moi, je suis content d’être au restaurant. Parce qu’au moins, au restaurant, j’ai la paix. Vous, vous vivez dans un pays en pays, vous êtes heureux mais vos cœurs sont noirs, vos pensées sont en prison. Je pense que ce qu’il faut aujourd’hui pour notre pays, c’est de vous délivrez. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et le président de la République, SEM. Alassane Ouattara ».
Propos retranscrits par Ferdinand N’Guessan
Légende photo : L’artiste-chanteur et musicien Noël Dourey, cadre du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et membre du Bureau politique du parti au pouvoir en Côte d’Ivo


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