Aboisso /  Semaine mondiale d’action pour l’éducation (Smae) – La protection de l’éducation en situation d’urgence au menu

Le comité régional du Réseau ivoirien pour la promotion de l’Education pour tous (Rip – Ept) d’Aboisso a procédé, le vendredi 9 mai 2025, au lancement de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation (Smae), à la salle des mariages de la mairie. C’était en présence du Secrétaire général 2 de préfecture, Akoa N’guessan, représentant le préfet de Région, préfet du département d’Aboisso, Légré Koukougnon, de plusieurs directeurs régionaux, de représentants de la société civile et d’Organisations non gouvernementales (Ong), de parents d’élèves et d’élèves. Le président du comité régional, Jean Marie Aka, a expliqué le sens de cette semaine mondiale et ses enjeux. Elle a été meublée par trois communications faites par le Conseil régional, la mairie et la direction régionale de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (Drena).

« La Semaine mondiale d’action pour l’Education (Smae) est un évènement important du calendrier du mouvement mondial pour l’éducation, coordonnée au niveau national par les coalitions nationales, dont le Rip – Ept. A travers le monde, nous enregistrons des conflits armés, des déplacements forcés, des pandémies, des catastrophes naturelles, des instabilités sociales, etc. Les crises fragilisent gravement l’accès à l’éducation qui est un droit fondamental. Il est urgent d’agir pour assurer la continuité éducative, pour garantir la sécurité et la protection des apprenants, d’où la thématique retenue : « l’éducation en situation d’urgence. » L’objectif est de créer un espace de dialogue entre les différentes parties prenantes du système éducatif au niveau régional en vue d’examiner les mesures et les actions pouvant assurer la continuité éducative en situation d’urgence en faveur des enfants, en général, et plus spécifiquement des filles et des enfants handicapés, » a dit Jean Marie Aka.

Avant d’encourager tous les partenaires du système éducatif à se mobiliser pour que l’éducation en temps de crise demeure une priorité nationale. Au nom du Conseil régional du Sud-Comoé, Ghislaine Agoussi Amian, a énuméré les actions initiées par la structure décentralisée en faveur de l’éducation. Il s’agit, entre autres actions, de construction et de réhabilitation d’établissements scolaires, d’octroi de prises en charge, de construction de cantines scolaires, d’interventions d’urgence liées aux intempéries (pluies, tornades, érosion côtière), d’interventions chirurgicales en faveur d’enfants handicapés, etc. La deuxième adjointe au maire, Emilienne Kadja lui a emboité le pas pour présenter les réalisations et les actions du conseil municipal dans le domaine éducatif. Elle a relevé la construction de clôture autour des établissements primaires et le recrutement d’enseignants bénévoles payés sur le budget de la mairie pour réduire le déficit criant. Quant au secrétaire général de la Drena, David Ogoumon, il a fait savoir que la Drena compte 344 élèves handicapés au Primaire et 225 au Secondaire. Il a suggéré la mise en place d’un comité régional pour l’éducation pour gérer les urgences.

Le secrétaire général 2 de préfecture, Akoa N’guessan, a, pour sa part, salué l’engagement constant du Rip – Ept à protéger l’éducation. Il a plaidé pour la distribution des kits scolaires à temps, le déploiement ou l’affectation d’enseignants en début d’année scolaire et souhaité que l’éducation devienne la priorité des priorités. Il a assuré le Rip –Ept du soutien total de l’administration centrale. Les exposés ont été suivis d’échanges avec les participants.

 Sam K.D

Correspondant régional

 Légende photo : Le Rip-Ept et les partenaires de l’école s’engagent à protéger l’éducation en situation d’urgence (Ph : SKD)

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