Le Niger a annoncé, en février 2026, porter plainte à son tour contre l’entreprise française de l’uranium, Orano, dont Niamey a nationalisé une filiale, invoquant notamment un préjudice écologique. A noter que depuis de nombreux mois que les autorités de transition militaire du Niger nigériennes et le géant français minier s’opposent en justice autour des réserves d’uranium de la Somair, nationalisée en juin 2025 par Niamey.
Dans la perspective de sa plainte en Justice internationale contre la société française Orano, les autorités nigériennes ont mis en place un comité d’experts chargé d’affûter les arguments du Niger et de documenter « les préjudices subis par le pays» lors de l’exploitation de l’uranium par Orano.
C’est le ministre nigérien de la Justice, Alio Daouda, qui l’a annoncé le 4 février 2026 lors d’une conférence de presse : « Le Niger a décidé d’initier des procédures judiciaires contre Orano […] devant les juridictions nationales et étrangères afin d’obtenir condamnation et réparation des préjudices subis. » Alio Daouda a dénoncé des terres « souillées par l’exploitation » et des « déchets toxiques […] déversés à l’air libre ». En décembre 2025, Niamey annonçait déjà son intention de porter plainte contre Orano.
Les autorités du Niger estiment que l’exploitation de l’uranium depuis de nombreuses années par l’entreprise française Orano a causé de nombreux dommages au plan écologique mais également au niveau de la santé des populations riveraines des zones d’exploitation notamment à Arlit. Selon la presse française, l’entreprise Orano n‘a pas réagi aux accusations du gouvernement nigérien.
Mais un fait est certain, Niamey accuse avec force arguments, Orano d’«actes irresponsables » et de dommages environnementaux/sanitaires, envisageant des poursuites pour ces préjudices tout en réclamant la propriété de l’uranium de la Somaïr. A souligner que le chef de l’État nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a ouvert, le vendredi 13 février 2026, la porte à une restitution partielle de l’uranium exploité par l’entreprise française Orano.
Orano avait dénoncé son « expropriation » de la mine de la Somaïr qu’elle exploitait et qui a été nationalisée en juin 2025 par le gouvernement nigérien.
Ousmane Barry
avec la presse internationale
Légende photo : Le général Tchiani, chef de transition militaire au pouvoir au Niger.


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