A travers 32 toiles, le fils du musicologue Johnny Galla, l’artiste-peintre Gnohité, célèbre la prime enfance. Son exposition personnelle à la galerie Houkami Guyzagn sise à Abidjan-Cocody baptisée « Le Gbonhi » qui le voit retourner en enfance a lieu du jeudi 24 octobre au samedi 9 novembre 2024. Pour la première fois dans l’histoire de la galerie Houkami Guyzagn, une exposition individuelle voit les oeuvres de l’artiste exposant occuper à la fois la grande (la Terre promise) et la petite (la Mathilde Moreau) salles du site. En prélude au vernissage de sa deuxième exposition individuelle, ce jeudi 24 octobre, qui donnera opportunité au grand public de s’imprégner de la tendance actuelle de son remarquable travail, Gnohité a animé une conférence de presse, samedi 19 octobre, à Houkami Guyzagn.
Situant l’opinion sur ce qu’il lui réserve à l’occasion de sa sortie picturale, le plasticien, qui se définit comme étant à la fois un abstrait, un figuratif, un semi-figuratif et un surréaliste, lâche : « J’ai tenu, avec les toiles que j’ai réalisées dans la perspective de cette exposition, à parler des enfants, de l’enfance en général. L’enfant est le thème de mon actuelle exposition. Je jette un regard en arrière pour récupérer certaines choses que nous avons oubliées, mises de/à côté, peut-être pour les intégrer aujourd’hui dans notre existence. Je tiens à dire que l’enfant appartient à tout le monde. Et c’est sa candeur, son insouciance, son ludisme… que je fais ressortir dans les toiles que j’ai réalisées pour cette exposition. Exposition que j’ai mis deux années à préparer en atelier où je suis en permanence en train de travailler. Pour moi, l’univers des enfants nous offre beaucoup de choses. Dans mes toiles, se dégagent la poussière, les bulles, le sable… qui font partie de cet impressionnant univers. Je recrée tout ce qu’on retrouve dans ledit univers ». Et d’assurer celui qui réalise ses toiles avec une poire à lavement, son instrument de prédilection : « Mais je travaille aussi avec le spray et les bombes ».
Le critique d’art et commissaire de l’exposition, Mimi Errol, estime que le travail de Gnohité est très urbain. « C’est un enfant de la ville. C’est un battant. Il est combatif. Il est persévérant et résilient. Il a fait ses classes à Houkami Guyzagn. Il compte pour nous en termes de fidélité, de durabilité et d’amitié. C’est un artiste maison, un artiste de la maison. L’exposition de Gnohité, pour une première fois chez nous à Houkami Guyzagn, va occuper la grande (pour les grands tableaux) et la petite (pour les toiles de petit format) salles. Il va donc illuminer de ses pièces tout Houkami Guyzagn le temps de son exposition », relate-t-il. Avant de poursuivre : « A travers cette exposition, on découvre le monde de Gnohité. Je vous apprends qu’il est prévu une performance de l’artiste au cours du vernissage de son exposition ». Aussi fera-t-il savoir que le plasticien a exposé un peu partout dans le monde. Notamment en Allemagne, en Espagne, au Sénégal et évidemment en Côte d’Ivoire.
Thierry Dia, le directeur général de la galerie hôte, a insisté pour relever que Gnohité est un artiste maison et de la maison qu’il a vu grandir et qui a vu grandir Houkami Guyzagn. « Il est resté constant avec son frère Doudou. Il a beaucoup travaillé avec Youssouf De Kimbirila alias Le Quetzal, aujourd’hui installé au Canada. Il a commencé à travailler comme les grands peintres en fabriquant ses propres instruments de travail. Aujourd’hui, il joue avec les couleurs vives. Il a les bleus, les orangers qui donnent envie. Avant, il était très terne Il est en ce moment à un autre niveau de maturité. Il a franchi un pas qui fait qu’il n’a rien à envier aux autres artistes-peintres », se satisfait Thierry Dia.
Marcellin Boguy
Légende photo
L’artiste-peintre Gnohité, fils du musicologue Johnny Galla, expose 32 toiles.


Laissez une réponse