Jean-Claude Coulibaly aux journalistes : « L’UNJCI est plus grande que nos divergences. Elle survivra aux épreuves »

Le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), Jean-Claude Coulibaly, était face à la presse, le vendredi 20 février 2026,  à la Maison de la presse d’Abidjan (MPA), dans la commune du Plateau, pour parler du report du congrès ordinaire de l’UNJCI suite à une décision de justice. Il a lancé un appel au calme et à la retenue aux journalistes et dit sa conviction pour une Union toujours forte, résiliente et unie. Ci-dessous sa déclaration liminaire.

Mesdames et Messieurs,

 Chers consœurs et confrères,

Le 12ᵉ Congrès ordinaire de l’UNJCI est suspendu. Ainsi en a décidé la justice. À la suite d’une assignation en référé d’heure à heure introduite par le Collectif des journalistes pour le respect des textes de l’UNJCI, le juge des référés a ordonné la suspension des assises qui devaient s’ouvrir ce jour. Nous avons décidé de faire appel de cette décision qui  porte un arrêt brutal au processus électoral que nous avons entamé, depuis le mois de novembre 2025.

Cette décision s’appuie sur l’argument d’un prétendu risque de trouble à l’ordre public et sur l’existence d’une enquête de la Commission paritaire relative à la carte d’identité de journaliste professionnel (CIJP) du candidat Franck Ettien. En conséquence, les travaux du 12ᵉ Congrès ordinaire sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Nous prenons acte de cette décision de justice. Mais nous ne pouvons taire l’amertume profonde qui étreint aujourd’hui la grande famille des journalistes de Côte d’Ivoire.

Pour la première fois dans l’histoire de notre Union, nous sommes empêchés de nous réunir souverainement, aux dates fixées par le Conseil d’Administration et le Conseil Exécutif, pour renouveler nos instances et débattre de l’avenir de notre organisation.

L’UNJCI est une institution bâtie sur la légalité, la responsabilité et le respect des textes. Elle est la maison commune des journalistes ivoiriens. Elle ne peut être fragilisée par des tensions conjoncturelles ou des divergences d’interprétation.  Notre responsabilité collective est de préserver son unité, sa crédibilité et son autorité morale. Nous n’avons pas souhaité cette situation. Nous avons travaillé, dans le respect des règles, à l’organisation d’un Congrès inclusif, transparent et démocratique.

Les circonstances actuelles ne doivent en aucun cas entamer notre détermination à défendre les principes qui fondent notre engagement : la liberté de la presse, la confraternité et la responsabilité professionnelle. Nous espérons un dénouement rapide afin que la grande famille des journalistes puisse se retrouver dans la sérénité et la dignité.  En attendant la levée de cette suspension, le Conseil d’Administration et le Conseil Exécutif continuent d’assumer pleinement leurs responsabilités et d’assurer la continuité institutionnelle de notre Union.

À l’ensemble des journalistes de Côte d’Ivoire, nous lançons un appel au calme, à la retenue et au sens élevé de la responsabilité. L’UNJCI est plus grande que nos divergences.  Elle survivra aux épreuves parce qu’elle est portée par l’idéal commun de défendre et d’honorer notre profession.

Restons unis. 

Restons dignes. 

Restons fidèles à notre mission.

 Je vous remercie.

Légende photo : Le président de l’UNJCI, Jean-Claude Coulibaly.

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