Les travailleurs du ministère de l’équipement et de l’entretien routier, n’en peuvent plus. Ils se disent fatigués de leurs conditions de vie et de travail qu’ils jugent précaires. Ils ont exprimé leur ras-le-bol, le mercredi 19 mars 2025, au cours de l’assemblée générale syndicale de leur ministère tenue dans l’enceinte du CAFOP d’Abidjan-Plateau.
Au cours de cette rencontre, ils ont fait le procès de leur ministre Amédée Kouakou. En poste depuis huit ans et qui les maintient dans une situation de précarité, accusent-ils. « Les gens pensent que nous sommes à l’aise en matière financière. Mais ici, ce sont des pleurs, des souffrances et des lamentations qui sont notre lot quotidien », ont dénoncé les agents mécontents arrivés de partout. Dans une atmosphère surchauffée. Leur hostilité envers le ministre de l’équipement et de l’entretien routier était manifeste.
Les protestataires ont remis au goût du jour leurs revendications. Celles-ci portent sur le paiement de leurs primes. Maintenant, précisent-ils. Ce qui explique d’ailleurs le choix du thème de l’assemblée générale extraordinaire convoquée. A savoir, « Camarades l’heure est venue d’aller prendre ce qui nous revient ».
Pour ce faire, les travailleurs conduits par leur secrétaire général, Bruce Gnalla, fixent un délai de rigueur pour entrer dans leurs droits, avoir leurs primes. Le mois d’avril 2025 est retenu à l’unanimité. Car, se disent convaincus que leur ministre sait où trouver les financements des primes. Étant entendu qu’il en avait déjà parlé et fait la promesse en 2023, soutiennent les mécontents. Et de citer les structures sous tutelle telles que le FER, LBTP et l’Ageroute comme potentiels fournisseurs de sources de financement des primes en question.
Les travailleurs ont expliqué avoir refusé la clé de répartition d’une somme de 300 millions CFA, faisant la part belle au cabinet du ministre Amédée Kouakou. Qui casserait du sucre sur leur dos. De même, les protestataires ont décidé d’aller à la grève, si rien n’est fait pour les tirer d’affaire. Mais en attendant, ils ont enclenché le processus d’une grève à la japonaise. Consistant à l’usage d’un bandeau rouge sur le lieu du travail. En guise d’avertissement.
David Merlot
Légende photo : Les agents mobilisés lors de leur assemblée générale extraordinaire à Abidjan-plateau.


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