Musique / Mort de Boncana Maïga  –  L’héritage aux mille facettes du Maestro

Le monde de la musique africaine est en deuil. Le virtuose Boncana Maïga, figure tutélaire et emblématique de la scène continentale, s’est éteint, ce samedi 28 février 2026, à Bamako. Selon ses proches, le Maestro a rendu son dernier souffle aux premières lueurs du jour, vers 5h du matin, à la Clinique Pasteur de la capitale malienne.

Un architecte sonore panafricain

​Celui que l’on surnommait affectueusement « le Maestro » n’était pas seulement un musicien; il était aussi l’architecte sonore de toute une époque. De la salsa au mandingue, il a su créer des ponts entre les cultures avec une aisance déconcertante. Son nom restera éternellement lié à l’émission «Stars Parade », véritable vitrine de la jeunesse et des talents africains; l’aventure Africando où il a sublimé la rencontre entre les rythmes afro-cubains et les voix du continent et des collaborations mythiques. Il fut l’arrangeur de génie derrière les succès d’Alpha Blondy, Aïcha Koné ou encore Pierrette Adams.

De la scène au grand écran

​Ancien chef d’orchestre de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) en Côte d’Ivoire, Boncana Maïga a également marqué le septième art de son empreinte en signant les bandes originales de chefs-d’œuvre tels que « Bal Poussière » d’Henri Duparc ou « Moolaadé » d’Ousmane Sembène. Récompensé par un Kora Award en 1997, il laisse derrière lui un vide immense, mais une discographie qui continuera de faire danser les générations futures. L’Afrique perd ainsi l’un de ses plus grands ambassadeurs, mais son œuvre, elle, restera immortelle

.Marcellin Boguy

 Légende photo : Le Maestro Boncana Maïga, virtuose de la musique africaine et mondiale (Archives).

 

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