16ème édition des « Bâtisseurs de l’économie africaine »  –  Éducation et formation de qualité pour un capital humain solide en Afrique au centre des débats du Forum

« Excellence, leadership et impact : l’Afrique construit son avenir ». C’est autour de ce thème que s’est tenu le Forum des 16èmes Bâtisseurs de l’économie africaine, dans la matinée du jeudi 18 juin 2026, à l’espace Latrille Events sis à Cocody-II-Plateaux. A cette occasion, des acteurs économiques de renom et des experts de premier plan, mais aussi des femmes leadership ont partagé expériences et visions au cours de panels. Ainsi, Pr. Alban Ahouré (enseignant-chercheur en sciences économiques à l’Université Félix Houphouët-Boigny, a entretenu l’auditoire sur « Éducation et Emploi : former les champions de demain ».

Ce dernier a rappelé le rôle de l’innovation et l’investissement massif dans les technologies pour pouvoir former les champions africains de demain. Il a convaincu que l’innovation est un grand levier pour le développement des champions africains de demain. Pr. Mohamed Amine Balambo, président de Global Management Institute (Maroc), parlé de l’adéquation entre l’offre des universités et les besoins des entreprises aujourd’hui. « Nous devons réfléchir de manière rétrospective aux besoins du futur à prôner », a-t-il souhaité. Et de relever qu’ »il nous faut changer de paradigmes pour essayer de produire des changements productifs et qualitatifs ».

Prônant aussi la formation par l’apprentissage, il est d’avis qu’il faut mettre en évidence des partenariats. A l’en croire, les modèles occidentaux ne répondent pas aujourd’hui à nos réalités. « Il faut donc se baser sur nos modèles locaux, est-il certain.  Il a également affirmé qu' »aujourd’hui, en Afrique, on n’a plus besoin de diplômes. On a plutôt besoin de compétences. L’Afrique a besoin de bâtisseurs. Nous avons un continent avec plein de possibilités de croissance ».

« L’Afrique doit être bâtie par nous avec la collaboration des autres »

Quant à l’invitée d’honneur de cette édition, Dr. Marie-Madeleine Mborantsuo, magistrate hors hiérarchie gabonaise, présidente-fondatrice de l’Université internationale de Libreville- Berthe & Jean (UIL-BJ), elle a fait savoir que « l’Afrique doit être bâtie par nous avec la collaboration des autres ». Et que « l’excellence n’est pas un privilège. C’est une exigence académique et structurelle. La formation doit rencontrer la volonté politique et la rigueur entrepreneuriale. Notre jeunesse a besoin d’infrastructures intellectuelles durables. L’Afrique construit son avenir. Nous devons nous interroger avec quelles compétences nous devons le faire. L’Afrique a besoin de sa jeunesse, la matière grise, pour bâtir son avenir. Nous devons aussi interroger l’avenir. Construire l’Afrique n’est plus un rêve lointain. C’est une réalité que nous recherchons avec nos mains, brique par brique, projet par projet. L’Afrique doit construire son avenir par le savoir, par l’éthique et par une croissance industrielle ».

Des femmes leaders dont Désirée Djomand Bognini d’Africa Femmes Initiatives positives (AFIP), Dr. Mafini Dosso de GAÏA Intelligence Africa et l’ONG OIITID, Anna-Noémie Ouattara Boni ont débattu du panel « Innovation, entrepreneuriat féminin et intelligence artificielle », chacune partageant sa vision du thème et sa propre expérience de l’entrepreneuriat avec des anecdotes marquantes.

Avant, Pr. Jacques François Mavoungou, recteur de l’Université internationale de Libreville- Berthe & Jean, a présenté en 6 points la spécificité de son université comprenant 6 pôles académiques.  Avant, le promoteur des Bâtisseurs de l’économie africaine, Michel Russel Lohoré, a révélé que cette 16ème édition manquait le lancement des célébrités du 20ème anniversaire de son initiative née en 2006.

Pour lui, cette édition spéciale revêt un caractère spécial. « Nous avons choisi de rendre hommage à des femmes et à des hommes qui ont marqué l’histoire des Bâtisseurs de l’économie africaine. Ils ont déjà été distingués lors des précédentes éditions pour leurs performances exceptionnelles. Au-delà de leurs succès professionnels, ils ont accompagné notre initiative, l’ont soutenue, encouragée et aidé à grandir », a-t-il précisé. Il a également souligné que le Forum des Bâtisseurs de l’économie africaine est devenu un espace de rencontres et de création de synergies entre acteurs du développement économique africain.

 De nombreux leaders distingués dans la soirée 

Plusieurs personnalités ont été distinguées dans la soirée, au cours du gala de récompenses des Bâtisseurs de l’économie africaine, toujours à l’espace Latrille Events, pour leur contribution à la transformation économique du continent africain.

Parmi eux, figurent Jean-Claude Diplo (PDG d’Allied Gold Côte d’Ivoire), Dr. Marie-Madeleine Mborantsuo (ex-présifente de la Cour constitutionnelle du Gabon, présidente de l’Université internationale de Libreville- Berthe & Jean), Latifa El Bouabdellaoui (DG du Centre islamique pour le Développement du Commerce), Pr. Mohamed Amine Balambo (président de Global Management Institute), Aïssatou Seye Cissé (PDG de Pendis-Côte d’Ivoire), Dr. Zahra Maafiri (présidente de Mowaib), Lucien Agbia (fondateur de MultiConsult Gestion), Khadija Idrissi Janati (fondatrice et présidente de Tea and Koffee),  Flavie Chantal H. Lombo (présidente de la CNFCEEC).

Par devoir de reconnaissance, 14 personnalités ont aussi été distinguées au cours de la même soirée. Elles à qui un hommage a été rendu pour leur contribution au succès des Bâtisseurs de l’économie africaine; elles qui ont cru à l’aventure portée par Michel Russel Lohoré. Notamment l’éternel parrain de l’événement, le Premier ministre Robert Beugré Mambé.

Représent ce dernier (haut patron de l’événement) à cette cérémonie de récompenses, le ministre Siandou Fofana du Tourisme et des Loisirs, accompagné de son collègue Jean-Louis Moulot, a salué l’initiative du promoteur Michel Russel Lohoré qui, a-t-il insisté, est devenue un symbole de reconnaissance du mérite économique africain. Lui rendant hommage, il a reconnu sa persévérance, sa résilience qui ont permis à cette plateforme de s’imposer durablement dans le paysage économique africain. Et d’exhorter les pays africains à ne plus se limiter au rôle de consommateurs de technologies, mais à plutôt devenir des producteurs de solutions innovantes. « L’Afrique doit exploiter son intelligence, ses talents et son savoir-faire pour créer ses propres technologies », a-t-il encouragé. Tout en appelant à un investissement accru dans l’éducation, la recherche, le numérique et les infrastructures.

Il n’a, en outre, pas manqué d’indiquer que les secteurs comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la fintech, l’économie verte, les industries culturelles et créatives constituent aujourd’hui les nouveaux leviers de compétitivité dans un contexte marqué par une croissance démographique africaine appelée à atteindre près de deux milliards d’habitants à l’horizon 2050.

Le président du jury des prix qui seront décernés l’année prochaine à l’occasion des festivités marquant les 20 ans des Bâtisseurs de l’économie africaine, Valentin Mbougueng, a donné un aperçu des catégories desdites distinctions. Qui seront remises le 17 juin 2027, outre des personnalités, à 30 États africains pour leurs politiques publiques efficaces (Agriculture, Mines et Energies, Santé, et Pharmacie, Technologies,  IA et Innovation, Infrastructures,  Éducation,  Formation,  Emploi, Industries et Services…) sur le continent et qui impactent positivement le bien-être et la qualité de vie de leurs populations. Politiques qui transforment économiquement le continent.

Marcellin Boguy 

 

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