Au Bénin. Romuald Wadagni tient désormais les rênes du pays. Officiellement investi président de la République, ce dimanche 24 mai 2026, il a prêté serment devant la Cour constitutionnelle lors d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence de nombreuses figures de la scène politique béninoise ainsi que d’une quinzaine de délégations étrangères, dont les représentants des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Parrainé par le président de la République sorti, Patrice Talon, le président élu et investi, Romuald Wadagni, était le candidat du parti au pouvoir à l’élection présidentielle du 12 avril 2026 qu’il a brillamment remportée. Patrice Talon a promis de laisser son filleul Romuald Wadagni travailler librement. Il ne lui mettra pas les bâtons dans les roues et siègera au Sénat en tant que sénateur comme les autres anciens présidents de la République du Bénin.
Pas de bâtons dans les roues
C’est la première raison du succès du tandem Talon-Wadagni. PatriceTalon ne sera pas au premier plan, aux côtés, de son filleul, au sein de l’exécutif. La deuxième raison du succès de leur tandem tient au fait que lorsque les deux étaient au pouvoir ; l’un, président de la République et l’autre, ministre de l’économie, chacun d’eux connaissait son champ d’actions. Aujourd’hui, indubitablement, rien ne changera. D’où la réussite du tandem Talon-Wadagni.
Au Sénégal, le tandem Diomaye-Sonko a volé en éclats à cause de leurs égos respectifs mais surtout de l’égo surdimensionné d’Ousmane Sonko. Dès l’accession au pouvoir du « filleul », le « parrain » a montré au monde entier que c’est à lui que Bassirou Diomaye Faye doit son poste de président de la République du Sénégal. Pire que le vrai président, c’est lui, Ousmane Sonko. Le tandem avait démarré avec du plomb dans l’aile. La dislocation de ce tandem n’était plus qu’une question de temps. D’autant que, comme le dit l’adage, « il n’y a pas deux capitaines dans un bateau ».
Sonko face à Diomaye en 2029 ?
Le bateau Sénégal pour le quinquennat en cours n’a qu’un seul capitaine, c’est Bassirou Diomaye Faye. C’est à juste titre qu’il a limogé le Premier ministre Ousmane Sonko, le « parrain » qui voulait l’éjecter en douceur du fauteuil présidentiel en le présentant aux yeux du monde entier comme la seconde roue du carrosse. Un scénario probable se profile, par conséquent, c’est que Diomaye et Sonko pourraient s’affronter à l’élection présidentielle de 2029.
Didier Depry
Légende photo ; Le chef de l’Etat Patrice Talon (de dos) accueillant sn successeur Romuald Wadagni au palais présidentiel de la Marina à Cotonou (Bénin) avant l’investiture du nouveau président de la République.


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