C’est une visite qui devait rester secrète. Le président des Emirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, a reçu, le dimanche 27 septembre 2026, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont finalement confirmé, ce lundi 28 septembre, les deux pays.
Selon des médias israéliens ainsi que l’agence de presse américaine Associed Press, cette visite de Benjamin Netanyahu aux Émirats avait un but bien précis : demander à Mohammed ben Zayed de nier l’avoir mis en garde en 2023 sur de possibles attaques terroristes du Hamas.
Ce déplacement, qui avait été annoncé dès dimanche par plusieurs médias israéliens, intervient en effet après la parution début septembre d’une enquête du média israélien Haaretz très compromettante pour le Premier ministre israélien. Elle faisait état d’un avertissement sur une possible opération du Hamas que les Émirats auraient adressé à Benjamin Netanyahu peu avant les attaques du 7 octobre 2023, et que ce dernier n’aurait pas partagé avec ses services de sécurité.
Benjamin Netanyahu a démenti l’existence d’une telle mise en garde. Les Émirats avaient eux déclaré qu’ils « ne comment(aient) pas les informations de presse ou les spéculations sur les conversations entre dirigeants ».
« Le renforcement des relations entre les deux pays »
Les Émirats, qui ont confirmé cette visite lundi soir, se sont contentés de déclarer que « les deux parties ont discuté des relations bilatérales entre les Émirats arabes unis et Israël ainsi que des moyens de les renforcer et de les développer », selon l’agence de presse officielle émiratie WAM. Aucune communication n’a été faite au sujet de l’appel téléphonique révélé par Haaretz, et confirmé par le New York Times, il y a quelques jours.
De son côté, le bureau du Premier ministre israélien a assuré que « la visite s’est concentrée sur le renforcement des relations entre les deux pays et sur les défis régionaux ».
Les Émirats arabes unis sont l’un des principaux alliés des États-Unis dans la région et l’un des rares pays arabes à entretenir des relations officielles avec Israël, après avoir signé les accords d’Abraham durant le premier mandat du président américain Donald Trump, en 2020.
Une plainte déposée contre des médias israéliens
Signe de la colère des autorités israéliennes, plus tôt ce lundi, avant la confirmation officielle du déplacement de Benjamin Netanyahu, le service de sécurité intérieure du pays a porté plainte contre une chaîne de télévision qui a fait état de cette visite non annoncée.
« Ce soir, le Shin Bet (sécurité intérieure israélienne, ndlr) a porté plainte auprès du chef de la censure militaire, réclamant des poursuites contre la chaîne 12 pour violation grave de la censure », a indiqué un communiqué diffusé par les services du Premier ministre.
L’annonce de cette visite « a mis en danger les vies du Premier ministre, de son épouse et des membres de la délégation, dont le chef du Mossad », le service de renseignement extérieur israélien, a souligné le bureau de Benjamin Netanyahu dans son communiqué.
Il a précisé que l’annonce de la visite avait été faite alors que l’avion du Premier ministre se trouvait encore en dehors de l’espace aérien israélien. Le Mossad a également condamné la diffusion de l’information.
Le sujet de la responsabilité dans les attaques terroristes du 7 octobre est au cœur des élections législatives en Israël, qui se tiendront le 27 octobre prochain. Les sondages annoncent des résultats serrés entre le bloc emmené par Benjamin Netanyahu, et ses alliés d’extrême droite et ultraorthodoxes, et celui de son principal opposant, le centriste Gadi Eisenkot, qui est soutenu par des partis de droite et de gauche.
Source : HuffPost
Légende photo : Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est dans une situation embarrassante concernant les révélations relatives à l’attaque menée par le Hamas, le 7 octobre 2023.


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