Il n’y a aucun doute : le Ghana a, pour le continent africain tout entier, tous les noirs, tous les afro-américains et afro-descendants d’ici et d’ailleurs, marqué un grand coup. Ancestral, historique, racial, moral et psychologique. Politique, économique… Le vote par l’Assemblée générale de l’ONU, le vendredi 26 mars 2026, de la résolution faisant de l’esclavage « le plus grand crime contre l’humanité » est, presque aussitôt, « entré dans l’histoire » de la race humaine, in globo.
Cette reconnaissance même tardive de l’une des plus grandes abominations de la planète, mérite d’être saluée et a été saluée par tous les hommes épris de liberté, de paix, de justice avec un reste d’humanité et d’humanisme. Voilà pourquoi le Ghana de l’historique et inoubliable combattant de la liberté, Osagyefo Dr Kwame Nkrumah, mérite d’être salué et a été salué partout en Afrique et dans le monde. C’est déjà, pour les africains et tous les noirs de la terre, une première et importante victoire.
Certes pour les 14 ou 15 millions de jeunes et valides braves qui ont été enlevés, violés et spoliés, privés de liberté, de justice, de dignité humaine, le temps a été long mais celui de la justice et des réparations finit toujours par arriver un jour Retenons et recadrons bien les choses à ce niveau : ce n’est pas, dans cette histoire, une affaire d’argent ou de numéraires. C’est pour le Ghana et nous tous, africains et noirs, une affaire, avant tout, d’honneur, de dignité de toute notre race noire, de dignité reconnue à tous les êtres humains.
La question d’argent et des réparations pourrait et devrait intervenir plus tard, une fois que les cœurs et les esprits se seraient apaisés, après tant de mal, de cruauté, de sauvagerie, de bestialité infligés aux hommes et femmes « de couleur », comme ils disent toujours, sans gêne et sans considération aucune. À l’instar de toutes les communautés et de tous les groupes humains qui ont été discriminés, brimés, torturés, assassinés, tués de façon quasi « industrielle », les noirs aussi et les descendants d’esclaves noirs, ont, aujourd’hui, besoin d’être soulagés, « réparés » moralement, psychologiquement et universellement.
Le Ghana a droit à notre reconnaissance unanime, sincère et loyale. La lutte continue. Elle ne doit pas s’arrêter tant qu’un seul représentant de notre race noire continuera d’être piétiné au point, comme le jeune noir George Floyd, de gémir : « I CANNOT BREATH » (ou « je ne peux pas respirer ») de triste et douloureuse mémoire ( le 25 mai 2020 à Minneapolis aux États-Unis d’Amérique).


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