« Assimi Goita a échoué, nous devons ouvrir le couloir du dialogue entre fils et filles du Mali ». C’est la leçon que le président du Parti social-démocrate (PSDA), Ismaël Sacko, contraint à l’exil depuis plusieurs années, tire de la situation sécuritaire très difficile dans laquelle se trouve le Mali.
Dont le point culminant est la série d’attaques menées, le samedi 25 avril 2026, par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le mouvement djihadiste JNIM, contre plusieurs localités qui ont causé de nombreuses victimes au nombre desquelles le ministre de la Défense, le général Sadio Camara.
Dans la tribune ci-dessous qu’il a intitulée « Le poltron Assimi Goita en fuite », l’opposant Ismaël Sacko, ancien conseiller du défunt président élu Ibrahim Boubakar Kéita (IBK), dénonce la junte militaire au pouvoir et lance un appel au Maliens.
Le président de la transition autoproclamé à vie de la République du Mali est en fuite et se cache dans le Mandé. La lâcheté d’Assimi Gita est perçue telle une trahison et une honte qui restera gravée dans l’histoire militaire de la nation malienne. Assimi Goita a trahi la mémoire de ses compagnons d’armes Sadio Camara (paix à son âme), de ses ancêtres et des rois de Ségou, de Sikasso et de l’empire du Mali. Il est le summum de l’indignité.
Face aux épreuves que vivent ses frères d’armes à l’aube de la chute de son régime dictatorial, Assimi Goita, a choisi d’aller confier sa propre sécurité aux turcs calfeutré dans le Mandé à quelques kilomètres de Bamako où est logée une partie des forces spéciales. Comment comprendre que le chef suprême des armées et soi-disant père de la nation se bumkérise auprès d’une milice étrangère en lieu et place de ses propres frères d’armes nationaux ?
Le 25 avril 2026, notre pays, le Mali a connu une série d’attaques asymétriques perpétrées contre la mauvaise gouvernance et des choix non stratégiques de la junte Assimite.
Le mensonge Assimite mis à nu
De 2020 à 2026, le peuple malien souffre le martyr et vit dans des conditions des plus exécrables. L’insécurité s’est aggravée et l’absence d’électricité, bien que la retenue obligatoire sur les transferts d’argent se soit accrue. Les maliens ne méritent pas d’être abandonnés et brimés par des autorités qui refusent de respecter leurs propres engagements. À ce rythme, ces autorités doivent être dénoncées et combattues sans commune mesure.
La ville de Kidal reprise par le FLA
La junte malienne a fait de la violation de Kidal en 2023, un trophée éhonté. Bien que 70% du budget national soit engagé dans les dépenses de défense et de sécurité notamment dans l’achat des équipements militaires, le général Assimi Goita et ses compagnons ont perdu le contrôle de la ville mythique de Kidal.
Kidal, la résistante, a livré la bataille de l’honneur et de la dignité contre Wagner et des soutiens Assimites. Des maliens de Kidal ont mis en déroute l’occupant violeur devenu déserteur.
Assimi Goita trahi par ses mercenaires
Ironie du sort, les russes d’Africa Corps, sans coup férir, se sont retirés de Kidal. Payés à plus de 7 milliards de Fcfa sur le budget national, les mercenaires ont échoué à Kidal face à la puissance de feu du duo JNIM-FLA.
Comme quoi, le recrutement de Wagner-Africa Corps, est désormais vu comme un choix stratégique létal contre l’armée et le peuple malien de Kayes à Tenzawaten.
Des symboles de l’armée détruits
La figure emblématique du dispositif militaire et sécuritaire des Assimites en la personne du ministre de La Défense « le général Sadio Camara » a été mis hors d’état de nuire, le 25 avril 2026, à Kati.
Je m’incline devant la mémoire de toutes les victimes. Paix à leurs âmes. La garnison de la ville de Kati qui, de plus est, la plus importante et la plus sécurisée s’est transformée en passoire. C’est aussi l’aéroport international Modibo Kéita qui a été bloqué et le trafic aérien suspendu pendant 72h.
Assimi Goita a failli
La doctrine Assimite a failli à sa promesse de sécuriser le Mali et de protéger les maliens. Que de morts tant civils que militaires, le 25 avril 2026, dans les villes de Kati, Bamako, Sévare, Gao et de Kidal.
Ils sont morts à cause de l’incompétence des Assimites et de leur propagande mensongère. Ils sont morts parce que les russes d’Africa Corps (Wagner) se sont sauvés en abandonnant les FAMAS.
Le comble, c’est le communiqué lu à la télévision nationale au JT de 20h du 25 avril 2026 dans lequel aucune mention de l’attaque du domicile du ministre de la Défense n’est faite. N’est-ce pas bien le signe d’une trahison des autorités de Kati?
Union sacrée
La fuite et le jeu de cache-cache du chef des putschistes maliens est le symbole d’un pouvoir en disgrâce, en fin de règne. Toutefois, face à l’épreuve, le peuple souverain du Mali doit se retrouver autour des valeurs d’unité nationale.
Nous sommes contraints d’ouvrir le couloir du dialogue entre les fils et filles du Mali.
Nous sommes résolus de se dire des vérités et de se tenir la main afin de réunir les conditions du sursaut et de la reconstruction de la grande Nation Malienne, sans exclusion aucune.
Démission d’Assimi Goita et de ses institutions
J’en appelle à l’ensemble des forces vives de la nation, tant de Bamako que de l’intérieur, d’exiger pour haute trahison et pour incompétence, la démission du président de la transition, du gouvernement et du Conseil National de Transition.
Que la partie républicaine et patriotique de nos forces de défense et de sécurité prenne ses responsabilités en soutien à la volonté du peuple souverain du Mali.
Conclusion
Les attaques simultanées du 25 avril 2026 ont permis aux maliens de comprendre la grande fragilité et la fébrilité du système sécuritaire d’une junte aux abois. Les services de renseignements ont également failli.
Pour preuve, le séjour du président du parti SADI, Dr Oumar Mariko en terre malienne et cela à l’insu des patrons du renseignement. De Oumar Mariko par son flegme a réussi à déculotter le général Modibo Koné et par ricochet le système sécuritaire des putschistes maliens.
Et quoi qu’il advienne, il est évident que le pouvoir du putschiste Assimi Goita vit les jours les plus sombres de son existence. Ce pouvoir est à son apogée.
Au regard de ce qui précède, l’urgente nécessité d’une transition civile se précise. Une nouvelle architecture politique et institutionnelle gage de stabilité socio-politique et de relance économique devient un impératif.
Il est plus que temps, que l’ensemble des forces politiques, le FLA, le JNIM, les militaires et les forces vives mutualisent leurs efforts en mettant le Mali au-dessus de tout. Enfin, que le peuple souverain du Mali, se sente libéré et agisse pour honorer sa victoire.
Ismaël Sacko
Président du Parti social-démocrate (PSDA)


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