L’Impartial –  La solidarité face au terrorisme – Par Yao Noël

On a beau dire : pendant que les politiques de l’Afrique de l’Ouest se battent sur ou autour de questions spécieuses voire oiseuses et périphériques telles que la coexistence CEDEAO-AES, le Mali vient, de nouveau, d’être frappé en pleine capitale Bamako et dans plusieurs localités avec des pertes en vies humaines et des dégâts matériels causés par les terroristes.

De fait, l’Afrique de l’Ouest souffre déjà assez des attaques djihadistes. Plus une semaine ne passe sans qu’une attaque d’envergure ne vienne perturber la paix dans notre sous-région ou sans mettre à mal la vie des paisibles citoyens du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Bénin et même du Togo et de la Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui, est venu le temps d’agir vite et de réagir, haut et fort. Au-delà des simples plaintes et complaintes diplomatiques et bureautiques entre les fonctionnaires de la CEDEAO et ceux de l’espace AES, il s’agit de la vie des peuples, de nos peuples et non plus seulement de quelques  fonctionnaires grassement payés et en mal d’exhibitionnisme et de je ne sais quoi encore.

Là où des femmes, des hommes, des enfants, des vieillards sont tués par des bandits enturbannés, il faut agir de façon concertée,  concrète et de façon énergique, musclée et efficace pour éliminer ces semeurs de mort,  de détresse et de désolation.

Les premières réunions de responsables militaires de notre sous-région en vue d’envisager cette lutte collective, héroïque et salvatrice, augurent de bons résultats. Sans plus attendre, la CEDEAO et l’AES doivent mutualiser, ici et maintenant, leurs efforts afin de bouter tous ces assassins hors de notre espace vital

Quand la paix et la sécurité reviendront dans notre région ouest africaine, alors et seulement alors, les questions connexes telle que l’existence de deux organisations comme l’AES et la CEDEAO pourront être sereinement et calmement débattues en vue de solutions heureuses, dynamiques et bénéfiques pour tous les citoyens honnêtes.

Comme on vient encore de le voir au Mali et à Bamako en pleine capitale et à proximité des habitations des principaux dirigeants de la junte militaire au pouvoir, l’heure continue d’être grave. Il faut vite et efficacement en sortir afin que les citoyens vaquent tranquillement et paisiblement à leurs occupations, vivent dans la paix, sans craintes des attaques de ces « fous de Dieu ».

Seule une action vigoureuse, en lieu et place des errements et pertes de temps diplomatiques, pourra nous permettre en Afrique de l’ouest, d’éviter de voir l’hydre terroriste se « métastaser » et prendre en otage tout le Golfe de Guinée.

 

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