Lutte contre l’orpaillage illégal dans le Sud-Comoé –  Le préfet de région engage la presse locale

Dès sa prise de fonction, le 27 avril 2026, le préfet de région, préfet du département d’Aboisso, Ibrahima Cissé, a fait de la lutte contre l’orpaillage illégal dans le Sud-Comoé, sa priorité. Après avoir mis en garde puis en mission les chefs traditionnels et propriétaires terriens, l’autorité administrative a convié, le mercredi 23 septembre 2026, à la salle des mariages de la mairie d’Aboisso, l’ensemble des hommes de médias de la région du Sud-Comoé, au lancement des rencontres bihebdomadaires d’informations et d’échanges sur l’orpaillage illégal.

Le préfet de région a fait une présentation de la situation de l’orpaillage illégal dans le Sud-Comoé, et des actions et mesures prises par les pouvoirs publics pour combattre le fléau, avant d’exposer sur le rôle des médias dans la lutte contre ce phénomène. « Le Sud-Comoé reste fortement touché avec des foyers actifs dans les sous-préfectures de Kouakro et de Maféré, dans le département d’Aboisso, et dans la sous-préfecture de Noé, dans le département de Tiapoum, à la frontière ghanéenne. Les départements d’Adiaké et de Grand-Bassam n’ont pas de sites identifiés, mais ils subissent les effets de la pollution. C’est une réalité que vous devez porter à la connaissance de nos populations avec ses conséquences : la destruction des terres, la pollution des eaux ainsi que la menace sur l’agriculture. Il ne s’agit plus de simplement déguerpir, mais de démanteler durablement les réseaux et de restaurer les terres. Je vous demande de faire en sorte que ce qui a été dit ici, dans cette salle, soit entendu demain à Kouakro, à Maféré et à Noé, » a déclaré le préfet.

Avant de citer quelques actions menées par les pouvoirs publics, notamment les opérations de contrôle, de fermeture et de sécurisation des sites, la lutte contre le financement et la commercialisation de l’or issu de circuits illégaux, les alternatives économiques pour les jeunes et les populations concernées, etc. L’administrateur civil a exhorté les hommes de presse et les communicants à diffuser des messages officiels, à protéger les sources et les personnes exposées, à contribuer à l’alerte précoce, à informer et sensibiliser les populations, à contribuer à une information exacte, équilibrée et responsable, etc.

Selon une synthèse régionale de la situation de l’orpaillage illégal dans le Sud-Comoé, le département d’Aboisso est le principal foyer régional avec des estimations d’environ 200 sites à Kouakro et 100 sites à Maféré. Quant aux départements d’Adiaké et de Grand-Bassam, ils ne présentent, à ce jour, aucun site formellement identifié à en croire la synthèse régionale, mais ils demeurent exposés aux risques d’implantations clandestines et aux conséquences indirectes des activités minières dans les zones voisines. L’exposé du préfet de région a été suivi d’échanges avec la presse locale.

Sam K.D
Correspondant régional

Légende photo : Les animateurs de la presse locale et les communicants sont invités à sensibiliser et informer les populations sur les conséquences désastreuses de l’orpaillage illégal (Ph : SKD)

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