Le Sous-Secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, Jacob Helberg, s’est adressé, le mercredi 28 octobre 2026, aux Africains, au nom de l’administration Trump. Cette déclaration officielle du Secrétariat d’Etat des Etats-Unis d’Amérique (Ministère des Affaires étrangères) entre dans le cadre de la coopération numérique et économique que les Américains veulent plus dynamique et profitable aux deux parties, entre les Américains et les Africains. Ci-dessous l’intégralité du discours d’un peu plus de 5mm de M. Jacob Helberg.
Mesdames et Messieurs,
Chers amis d’Afrique,
Il y a des heures où des peuples se rencontrent et d’autres où ils se manquent. Celle-ci, nous ne la manqueront pas. Nous vous parlerons franchement. C’est la première politesse que l’on doit à ses amis. Nous avons les ressources. Nous avons les talents. Nous avons des intérêts qui peuvent se rejoindre. A nous d’en faire une réussite commune. Car nous voyons une Afrique jeune, la plus jeune du monde. Une Afrique qui entreprend, qui invente, qui bâtit, une Afrique qui veut toute sa place et non celle qu’on voudrait bien lui laisser.
Cette Afrique-là peut ouvrir un nouveau chapitre dans son histoire et nous voulons l’écrire avec vous. Qu’est-ce qu’un partenariat ? Non pas un contrat où l’on signe et l’autre subit, mais un acte où chacun apporte, où chacun reçoit, où chacun défend ses intérêts à visage découvert. Car l’amitié entre les peuples n’est solide que lorsqu’elle est lucide. Oui, l’Amérique veut sécuriser ses approvisionnements en minerais critiques et en terres rares, développer ses industries, ouvrir des marchés à ses entreprises. Nous ne le cachons pas, nous le proclamons. Et vos nations veulent transformer davantage leurs ressources, bâtir leurs infrastructures, donner du travail à leurs jeunes.
Ces ambitions ne se contredisent pas. Elles se répondent. Quand nous parlons de minerais, nous parlons de transformation et de valeur ajoutée sur le sol africain. Quand nous parlons d’infrastructures, nous parlons des entreprises qu’elles feront naître. Quand nous parlons de technologie, nous parlons des compétences et des emplois qu’elles feront lever. Cette coopération ne se mesurera pas par des communiqués mais par des nombres de vie changées. Les mots passent et les actes demeurent. Or, des actes ont été posés. En Angola, notre Agence de développement et de financement, la DFC, a signé en décembre 2025, un prêt pour réhabiliter le port de Lobito à près de 1300 kilomètres de voie ferrée pour relier ceux qui produisent et ceux qui achètent.
En République démocratique du Congo (RDC), nous avons également signé une lettre d’intérêt pour réhabiliter une partie du chemin de fer national, ce qui créera des emplois et stimulera les économies locales. A Madagascar, nous avons annoncé, en août 2026, un financement pour préparer le développement d’un projet de terres rares, pour élargir les possibilités économiques du pays et diversifier les approvisionnements de nos industries.
Au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Nigéria, nous avons annoncé, en mai 2026, le financement d’une étude pour préparer le déploiement d’environ 1500 stations de téléphonie mobile. Voilà des actes.
Il faut poursuivre, investir, tenir parole. Cette même volonté doit nous porter vers la grande révolution de notre temps : la super-intelligence.
Il y a eu la révolution de la vapeur. Elle passa loin de l’Afrique. Il y a eu celle de l’électricité. Trop d’Africains attendent encore la lumière. Nous ne voulons pas que celle de l’intelligence se fasse, une fois encore, sans vous. Nous voulons que les ingénieurs africains y prennent toute leur place. Nous voulons que vos entrepreneurs bâtissent leurs propres applications pour leurs propres marchés. Nous voulons que vos nations acquièrent les compétences pour choisir leur avenir technologique et non le subir. Une super-intelligence utile, c’est un médecin mieux armé pour soigner, c’est un paysan mieux informé pour semer et récolter, c’est une petite entreprise qui trouve des clients qu’elle n’aurait jamais rencontrés.
Non, à la technique pour la technique mais la technique pour l’homme. Cela exige de l’électricité, des réseaux, des capacités de calcul, de la formation. Cela exige aussi la liberté d’innover et d’entreprendre, des règles qui appellent à l’investissement, une circulation des données fondée sur la confiance. Les barrières numériques excessives renchérissent le calcul et freinent les jeunes entreprises. Avec notre programment américain d’exportation de super-intelligence, nous voulons mettre la technologie américaine au service de vos projets, non pour vous rendre dépendants, mais pour vous rendre capables.
Chers amis, nous croyons à la force du travail.
Nous croyons à l’audace de ceux qui entreprennent. Nous croyons que la jeunesse africaine porte en elle, le talent et la volonté d’accomplir de grandes choses. Notre devoir n’est pas de parler à sa place, c’est de lui ouvrir des portes pour entreprendre, pour produire, pour créer, pour qu’un jeune puisse bâtir une vie meilleure sans quitter sa terre.
L’avenir de l’Afrique appartient aux Africains. Personne ne l’écrira à leur place. Mais l’Amérique du président Trump est prête à travailler avec vous, avec respect, parce que vous êtes souverains, avec détermination, parce que le temps presse. Avec volonté de réussir, parce que nous ne réussirons qu’ensemble.
Vive l’Afrique !
Vive les Etats-Unis d’Amérique !
Et vive l’amitié entre nos peuples !
Nous vous remercions
Légende photo : Donald Trump, le président de la République des Etats-Unis d’Amérique (Archives)


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