A la suite du courrier No 037 / CNRCT / DIR / PDT du 19 août 2026 adressé aux membres du Comité régional du Sud-Comoé par le président de la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCT), Sa Majesté Nanan Tanoé Amon Paul Désiré, et relatif à la gestion de ce qu’il convient d’appeler « la crise dans le Royaume Adouvlais –Sohié », des chefs de village et de famille, et des notables de la sous-préfecture de Noé, département de Tiapoum, sont montés au créneau. Dans leur réponse au président de la CNRCT, dont nous avons reçu copie, ils s’élèvent contre des déclarations dans ledit courrier et prennent position.
« Face aux interrogations suscitées par la diffusion de ce courrier (Courrier de la présidence de la Cnrct, Ndlr), le Royaume Sohié réaffirme solennellement que : le peuple Sohié se reconnait en un seul Roi, Sa Majesté Messou Adjobia Kpangni 1er , Roi des Agnis Sohié, désigné selon les us et coutumes ; le peuple Sohié possède une histoire et une organisation qui dépassent largement les deux villages cités dans le document ; le Royaume Sohié est constitué de onze (11) villages, dont huit (8) en Côte d’Ivoire et trois (3) au Ghana, avec de grands campements rattachés à cette communauté ; la succession de Sa Majesté Messou Adjobia Kpangni 1er s’inscrit dans la continuité de la direction traditionnelle du peuple Sohié ; Sa Majesté Messou Adjobia Kpangni 1er est le successeur de Feu Etty Aka Etienne, qui a dirigé le peuple Sohié pendant dix-huit (18) années en qualité de Chef du Canton Sohié ; il n’a jamais été question de solliciter l’autorisation de créer le Royaume Sohié auprès d’une Chambre des Rois ; la démarche entreprise portait sur l’information relative au décès de l’ancien dirigeant, à sa succession et à l’intronisation du nouveau roi ; le Royaume Sohié ne reconnait pas comme reflétant sa réalité le courrier de la Chambre des Rois et Chefs traditionnels de Côte ’Ivoire ; une décision de Justice devenue définitive du Tribunal de Première instance d’Aboisso, saisi par le Roi Kroutchi IV, l’a débouté , clôturant ce litige ».
Telle est la conclusion, après analyse, des signataires du courrier adressé à la CNRT et dont l’accusé de réception date du 29 septembre 2026. Les Chefs de village et de famille, et les notables signataires, estimant qu’ils n’ont pas été entendus par les enquêteurs de la CNRCT pendant l’instruction du dossier, soulignent qu’ils souhaitent une audience auprès de l’Institution, afin que « le peuple Sohié puisse s’exprimer. »
Rappelons que dans la correspondance de la présidence de la CNRCT adressée au Comité régional du Sud-Comoé, le souverain conclut « qu’au terme de l’instruction du dossier, la création d’un royaume Sohié ne repose sur aucun fondement administratif ou coutumier établi et que Monsieur Etty Kouao Paulin ne dispose d’aucune légitimité coutumière pour prétendre à la fonction de roi. En conséquence, il est demandé aux membres du Comité régional du Sud-Comoé de bien vouloir porter officiellement ces conclusions à la connaissance de l’intéressé et d’en assurer la notification. »
Sam K.D
Correspondant régional
Légende photo : Une vue de la liste des signataires


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