Ukraine   –  Pourquoi une élection présidentielle reste improbable malgré les pressions de Trump et la grogne d’une partie des Ukrainiens

« Je suggère qu’ils se choisissent un nouveau dirigeant capable de conclure un accord, car il aurait pu conclure de nombreux accords et, pour une raison ou une autre, il ne le fait jamais », a déclaré le président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump, face aux journalistes à la Maison-Blanche, le samedi, 11 octobre 2026. En clair, le président américain estime que le moment est venu afin que l’Ukraine se donne un nouveau président de la République pour aller à la paix avec la Fédération de Russie. Pour M. Trump, M. Volodymyr Zelensky n’œuvre pas assez pour mettre fin pacifiquement à la guerre contre la Russie.
Cette déclaration de Trump a été bien accueillie en Russie où les dirigeants estiment que le président américain rejoint ce que la Russie a toujours affirmé. « Le président Trump rejoint les nombreux responsables qui estiment que l’Ukraine a besoin d’un leadership réellement tourné vers la paix, et non du bellicisme de Zelensky », a écrit Kirill Dmitriev, envoyé spécial du Kremlin pour la coopération économique, dans un message publié sur X.

Trump veut que les Ukrainiens se choisissent un nouveau président

Cette déclaration de Donald Trump intervient aussi dans un contexte sociopolitique en Ukraine. Une partie de la population ukrainienne ne veut lus de cette guerre de leur pays contre LA Russie ; Ils sont de plus en plus nombreux, ceux qui veulent la paix. D’autant qu’après plusieurs années de conflit, la population subit l’épuisement face à l’interminable effort de guerre, la pression sur le front à l’Est du pays et des critiques récurrentes concernant la gestion des affaires publiques et de la lutte contre la corruption. La population se rend compte que le régime Zelensky est corrompu profondément et s’en offusque ouvertement.
En juillet 2026, l’éviction surprise par Zelensky du ministre de la Défense Mykhailo Fedorov, personnalité condamnant la corruption, a provoqué une vive indignation populaire et des manifestations de rue à Kiev. Zelensky a limogé Fedorov qui est populaire et qui pourrait briguer la prochaine présidentielle si Zelensky consent à l’organiser.

Le limogeage suspect de Fedorov

Pour l’organisation de l’élection présidentielle, Volodymyr Zelensky n’en veut pas, pour deux raisons fondamentales cachées qui sont les suivantes selon nous : D’abord cela signifierait la fin de la guerre. Alors que cette guerre constitue un cache-sexe pour son entourage et lui pour s’enrichir illégalement. Ensuite, durant la campagne électorale, les informations sur les scandales financiers et de corruption sous Zelensky seraient mises toutes sur la place publique. Et puis après la présidentielle, des procès pour corruption pourraient s’ouvrir contre Zelensky et son entourage.
Pour s’opposer à la tenue d’une nouvelle élection présidentielle, Zelensky brandit des raisons officielles. En vertu de la loi martiale en vigueur depuis la guerre contre la Russie de 2022, la tenue d’élections nationales est légalement interdite en Ukraine. Par ailleurs, Zelensky qualifie un tel scrutin de « tsunami » qui risquerait de « fracturer l’Ukraine » et d’affaiblir l’unité nationale en pleine guerre. Il évoque des raisons matérielles, sécuritaires et financiers pour dire « Non » à un scrutin présidentiel.

Les pays européens divisés

Mais entre-temps, Zelensky veut toujours de l’argent pour faire la guerre, dit-il. Où va cet argent ? Est-ce vraiment pour la sécurité des Ukrainiens. Les pays européens qui étaient unanimement les soutiens de Zelensky, sont de plus e plus divisés et interrogateurs.
Lors du sommet européen de Bruxelles en octobre 2026, Volodymyr Zelensky a soutenu que la guerre face à al Russie nécessitera environ 155 milliards d’euros en 2027 pour l’Ukraine. Il a demandé 70 milliards d’euros additionnels de la part des Européens face au retrait des États-Unis. Si certains pays européens y sont favorables, d’autres tels que l’Allemagne, les Pays-Bas ou le Danemark estiment porter une part déjà disproportionnée de l’effort financier, tandis que la dégradation de leurs propres budgets nationaux et l’approche de scrutins électoraux (notamment en France, en Italie ou en Pologne) rendent les négociations sur de nouvelles aides particulièrement complexes et laborieuses. Fait notable, les pays européens, dans leur ensemble, n’ont pas réagi quand Donald Trump a évoqué la nécessité que Zelensky quitte le pouvoir en Ukraine. Comme quoi, tout le monde commence à se rendre comte que le problème, c’est Zelensky. Afin d’aller à la paix entre la Russie et l’Ukraine.

Une contribution de Moumouni Diakité
Citoyen de l’AES vivant en Europe

Légende photo : Le chef de l’Etat de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky. (Archives)

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