Election présidentielle de 2025 – Le FPI  dit « non » à la CEI et demande sa démission

Lors d’une conférence de presse tenue, ce jeudi 17 avril 2025, au son siège de son parti politique sis à Cocody-Les 2 Plateaux (Abidjan), le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a jeté un pavé dans la mare politique ivoirienne. Face à une assistance composée majoritairement de journalistes et de cadres de son parti, il a demandé la démission « immédiate et sans condition » de la Commission électorale indépendante (CEI), qu’il accuse de « partialité et d’incompétence ».

Le président du FPI a dressé un réquisitoire contre l’institution en charge des élections. « Le processus électoral souffre d’une crise tridimensionnelle : crise de légitimité, crise de crédibilité, crise de confiance », a-t-il accusé, avant d’ajouter : « Quand deux grands partis comme le PPA-CI et le PDCI-RDA retirent simultanément leurs représentants, c’est que le système est gangrené ». Les griefs du FPI contre la CEI sont les suivants : les listes électorales sont entachées d’irrégularités, avec 6 millions d’électeurs « identifiés irrégulièrement », 200 000 doublons avérés  ainsi que des cas aberrants où « des enrôlés sont nés avant leurs propres parents ».

Les griefs du FPI

 Pascal Affi N’Guessan a critiqué la récente rencontre entre le président de la CEI et des leaders religieux en ces termes : « Tenter d’utiliser les hommes de Dieu pour diaboliser l’opposition est une manœuvre détestable. Dieu n’est pas dupe de ces manipulations ». Le président du FPI a aussi dénoncé : « La CEI actuelle ne sert plus l’intérêt national mais prolonge le combat du pouvoir contre l’opposition. Son président a choisi son camp ».

Le président du FPI est également revenu sur le point de presse hebdomadaire du RHDP dont le porte-parole, le ministre Kobenan Adjoumani avait affirmé : « Certains adversaires politiques cherchent par tous moyens à perturber le processus électoral qu’ils savent perdu d’avance ». Brandissant des archives M. Adjoumani avait ajouté : « la CEI n’est pas une invention du RHDP ».

 « La CEI actuelle ne sert plus l’intérêt national »

 Dans sa conclusion,  Affi N’Guessan a lancé : « M. Kuibiert et toute son équipe doivent partir. Ils ont prouvé leur incompétence et leur partialité. Le FPI utilisera tous les moyens démocratiques pour obtenir cette démission ». Un tonnerre d’applaudissements des militants du FPI a salué cette déclaration. Et le président du FPI d’ajouter : « Les présidents de CEI passent, les partis politiques restent. L’État devra choisir ».

Robert Krassault

ciurbaine@yahoo.fr

Légende photo : L’ancien Premier ministre, Pascal Affi N’Guessan, lors de la conférence de presse qu’il a animée ce jeudi 17 avril 2025.

 

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