Qui l’eût cru encore aujourd’hui ou qui pourrait l’oublier : autrefois, dans les dictatures communistes d’URSS ou de Chine (maoïste), lorsqu’on voulait réduire des opposants ou « refuzniks » au silence, on les expédiait dans des « GOULAGS » joliment appelés
» camps d’éducation ou de rééducation » tout simplement parce qu’on devait considérer tout dissident comme un « malade mental » ou comme étant atteint d’une grave et presqu’incurable pathologie (clinique).
Aujourd’hui, en plein 21e siècle des grandes avancées et innovations technologiques et cognitives avec cet outil de l’i.a, » sûr de lui et dominateur « , voilà qu’au Burkina Faso, le pouvoir militaire impose aux journalistes, hommes et femmes des médias, une » éducation » militaire et patriotique afin de « mieux comprendre » la Révolution pour mieux la servir…
Quelle curiosité ! Quelle hérésie ! Quelle étrangeté au moment même où l’hydre du terrorisme abject, bête, lâche et cruel que nous dénonçons, reprouvons et condamnons tous avec énergie, doit être combattue d’une manière impitoyable mais intelligente.
De par leur mission et responsabilité (sociale) d’informer leurs concitoyens, les journalistes et femmes et hommes de médias, concourent et doivent concourir à ce combat héroïque, ferme et déterminé contre ces » FOUS DE DIEU « , non pas en allant « au front » pour se substituer aux forces de défense et de sécurité, aux militaires et à l’armée dont c’est la mission première, régalienne et républicaine mais avec leur plume, leur micro, leur caméra et en ne délaissant pas leur salle de rédaction.
Telle est la réalité. Telle est l’exigence (sociale) au sein et au service de l’Etat de droit.
Faire donc des journalistes des flibustiers en train d’aller, avec fusils et kalachnikovs, combattre ces hordes de terroristes enturbannés, sans foi ni loi, n’est, en définitive, ni » patriotique » ni approprié mais plutôt populiste, démagogique et suicidaire pour la nation entière.
Voilà pourquoi les professionnels du secteur de la presse et des médias, notamment L’UJPLA (Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine), n’ont eu de cesse, de dénoncer cette intolérable et inacceptable dérive de la junte militaire au pouvoir au Burkina Faso qui embastille, enrôle de force et veut museler les journalistes dans ce pays, officiellement, « des hommes intègres »
Il y a lieu de bien recadrer et restituer le débat sur cette affaire de rééducation ou de militarisation des journalistes.
Chacun, a-t-on coutume de dire, » doit connaître sa place » et jouer sa partition pour faire avancer la paix, à travers la démocratie, l’Etat de droit pour plus de stabilité sociale au service du développement, du progrès et du bien-être des populations et » des masses laborieuses » du Burkina Faso et d’ailleurs.


Laissez une réponse