Noel Dourey (RHDP) : « Pourquoi je félicite Dominique Ouattara, Henriette Konan Bédié, Simone Gbagbo et le  président du Sénégal »

Membre du Bureau politique du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et ambassadeur du RHDP, l’artiste-musicien Dourey est un militant et cadre engagé du parti au pouvoir en Côte d’Ivoire. Dans une vidéo de plus de 24minutes diffusée récemment sur les réseaux sociaux,  il fait un bref bilan des six mois de gouvernance du nouveau gouvernement Mambé 2 mis sur pied en début d’année 2026 par le président Alassane Ouattara.  Avec pour fait nouveau, la nomination d’un Vice-Premier ministre en la personne de M. Téné Birahima Ouattara. Il se prononce sur l’actualité sociopolitique nationale à travers la particularité de la fête des mères organisée à Aboiso par la Première dame, Dominique Ouattara. Noël Dourey jette également un regard critique sur l’actualité politique au Sénégal. Ci-dessous l’intégralité de son intervention.

 « Nous sommes en Juin et je voudrais exprimer tous mes vœux de santé et souhaiter beaucoup de paix, d’amour, que la cohésion sociale  se renforce. Que tous le Ivoiriens et Ivoiriennes quels qu’ils soient se sentent en paix chez eux  dans le bon vivre et le bon ton. C‘est vrai que nous ne sommes pas encore à la fin Juin pour faire peut-être un bilan des six premiers mois de l’année 2026  mais déjà je puis assurer que notre pays, la Côte d’Ivoire, a énormément travaillé et progressé. Parce que, vous vous souvenez que la Côte d’Ivoire a abrité beaucoup de sommets et de réunions. Et toutes les personnalités de haut vol y ont participé. Ce qui donne à la Côte d’Ivoire, cet éclat tout particulier de pays de l’innovation et du progrès.

Vous savez que le dernier gouvernement de notre pays a été formé en début d’année et c’est le seul gouvernement, pour le moment, j’estime bien, où il n’y pas eu trop de grincements de dents. Chacun y a retrouvé sa place selon ses  mérites. C’est donc un gouvernement qui a comblé les attentes. Nous avons vu une entrée remarquée, celle du Vice-Premier ministre qui, par son travail, sa rigueur, sa structuration, son organisation a mis tout le monde d’accord sur sa nomination. Je voudrais donc saluer le chef  de l’Etat, SEM. Alassane Ouattara. Qui n’a même pas tenu compte des inepties des uns et des autres pour le nommer. Et c’est important.

« Nous avons vu une entrée remarquée, celle du Vice-Premier ministre qui, par son travail, sa rigueur, sa structuration, son organisation a mis tout le monde d’accord sur sa nomination »

Nous avons eu également en début d’année, en tout cas au cours de cette année, l’acquisition d’appareils militaires, des avions militaires dont le premier est arrivé au pays. Nous avons assisté à des exercices militaires, qu’ils soient conjoints avec certains pays, ou qu’ils soient nationaux. Tout ça pour permettre à  nos vaillants soldats, à nos corps paramilitaires de s’imprégner des réalités de la guerre, au cas où elle adviendrait. Vous savez que la Côte d’Ivoire est un pays de paix, qui cultive le dialogue, et donc ce n’est pas un pays qui est adepte de la belligérance. Pour savoir se défendre, il faut s’équiper. Qui veut aller loin, ménage sa monture. Donc nous, en tout cas, nous nous préparons à parer à toute éventualité.

Nous avons eu des découvertes de pétrole, de gaz et, à ce niveau, je puis dire qu’on peut nous compter parmi les pays émergents en termes de ressources pétrolières. Je voudrais saluer les partenariats gagnant-gagnant qui offrent  à la Côte d’Ivoire, des perspectives pour un avenir radieux. Nous avons aussi assisté à des inaugurations faits par le Vice-Premier ministre. Nous avons assisté à des remises de matériels à nos forces paramilitaires et à nos forces militaires. Et toute l’administration a travaillé et continue de travailler. Des jeunes, avec à leur tête, leur ministre, M. Touré Mamadou, ont organisé, au palais de Culture d’Abidjan-Treichville, la Foire de l’emploi, une Foire qui a réuni tout un parterre de ministres, de présidents d’institution.

« On peut nous compter parmi les pays émergents en termes de ressources pétrolières »

Nous avons assisté au marché des arts du spectacle d’Abidjan (MASA) 2026.  Un événement qui a battu tous les records d’affluence. Qui a démontré que la Côte d’Ivoire demeure une terre de culture, d’innovation mais surtout de créativité. Parce que Mme la ministre de la culture et de francophonie, Mme Françoise Remarck, chaque fois qu’elle peut, en tout cas, démontre à  l‘envie que la musique et que les arts, en général, sont de véritables incubateurs d’emplois. Et sont forcément porteurs de richesse.

Nous avons également assisté à la Fête de mères. Une grande Fête des mères, grande parce qu’elle a été chargée de symboles. Grande parce que l’ambiance y était plus que festive. Une ambiance formidable. Mme Alassane Ouattara, notre douce colombe, y a invité les deux anciennes Premières dames, disons qui n’ont pas pris de rides. Nous avons la plus âgée, Mme Henriette Konan Bédié et nous avons Mme Simone Ehivet Gbagbo. Cette invitation qui a été accueillie avec  beaucoup d’empathie explique leur présence aux côtés de la douce colombe, pour cette célébration qui a eu lieu à Aboisso. Ce fut phénoménal ! Voilà comment des femmes, des épouses, des mères donnent une grande leçon de solidarité. Mais une leçon d’amour pour la Côte d’Ivoire, notre beau pays.

 « Voilà comment des épouses, des mères donnent une grande leçon de solidarité, d’amour pour la Côte d’Ivoire »

Vous savez, elles n’ont pas suivi l’exemple de certains hommes qui, même invités aux fêtes nationales (célébrations de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, ndlr) déclinent l’invitation. Quelque fois n’y répondent même pas. Mais elles sont venues pour prouver que la Côte d’Ivoire est une et indivisible.  Et les populations, les femmes présentes leur ont rendu ça. Elles ont chanté, dansé, pas pour la gloire de Mme Dominique Ouattara, mais ont dansé pour la gloire de notre pays qu’on appelle la Côte d’Ivoire. Elles nous ont donné le tempo. Elles donnent le tempo aux hommes politiques pour leur dire que la Côte d’Ivoire est au-dessus de tout. Partout où il s’agit de la Côte d’Ivoire, quand on vous invite, comme vous avez pu inviter d’autres hier, il faut être présent. L’exemple nous est venu du Bénin où à l’investiture du nouveau président de la République élu, Romuald Wadagni, en plus du président sortant SEM. Patrice Talon, deux autres anciens présidents étaient présents. Leurs Excellences Yayi Boni et Nicéphore Soglo. C’est cela qu’on attend d’un pays qui veut avancer.

En tout cas, les mamans, merci beaucoup. Et merci particulier à Mme Dominique Ouattara qui a pris l’initiative mais qui plus est, a donné aux femmes du Sanwi de très bonnes nouvelles.  Au vu des témoignages des femmes qui ont dit que le peu d’argent qu’elles ont reçu leur a permis de gérer leurs familles.  Parce qu’une femme qui a les ressources est une chance pour son pays. (Vidéo du discours de Mme Nasséréba Touré, ministre de l’enfant, de la femme et de la famille qui parle de l’importance de la femme en société diffusée, ndlr). La bonne nouvelle pour les femmes du Sanwi, c’est l’enveloppe qui a grossi ce n’est pas un enveloppe mince. C’est en milliards de Fcfa que le FAFCI s’est tourné vers les femmes du Sanwi. Mme la Première dame mô (merci, en Agni).

« Elles donnent le tempo aux hommes politiques pour leur dire que la Côte d’Ivoire est au-dessus de tout »

Je n’ai pas l’habitude de ce genre de choses, je ne vis pas au Sénégal. Mais je fais comme tous les autres qui lisent et quelque fois qui écoutent. Je voudrais avant de commencer, saluer la hauteur d’esprit du président Bassirou Diomaye Faye.  Vous savez,  il souffre peut-être dans sa chair de cette déchirure qu’il n’a pas voulue, qu’il ne veut pas mais il l’accepte dans la dignité. Cela ne l’empêche pas de faire son travail. La preuve, il a remis le drapeau national aux footballeurs sénégalais qui vont au Mondial 2026. C’est leur responsabilité qu’il leur a signifiée. Et les joueurs ont promis d’aller le plus loin possible. C’est là un geste hautement symbolique d’un grand homme d’Etat, d’un chef d’Etat. Et le Sénégal n’en méritait pas moins. Puisque nos parents, en Côte d’Ivoire, nous ont toujours dit que pendant la colonisation, le Sénégal était la capitale de l’Afrique de l’Ouest et que les Sénégalais étaient des citoyens. Donc ce passé glorieux ne peut pas descendre là où certains veulent l’amener. Je félicite donc le président Diomaye Faye. C’est un symbole, le drapeau national. Ce n’est pas n’importe qui qui le remet. C’est lui. Cela veut dire que son autorité et toujours là.

La deuxième question que je me suis posée c‘est quelle est la nature du comportement de M. Ousmane Sonko ? Parce que quand j’ai lu son discours prononcé à l‘Assemblée nationale, il engage les hostilités. Contre qui ? A-t-il un problème avec les Sénégalais ? Ou bien c’est sa palabre avec son chef d’Etat qui l’a démis qu’il veut que tous les Sénégalais partagent. Parce que je ne comprends pas. S’il n’a pas eu de cran pour démissionner du poste de Premier ministre et qu’on le démissionné, il faut qu’il ait l’humilité de comprendre que quelque chose n’a pas marché. S’il  veut affronter M. Diomaye Faye, qu’il attende la fin de son mandat. C’est la pure logique.

 « Il veut qu’il y ait une confrontation entre M. Diomaye Faye et lui. A quel titre ?  Ils ne boxent même pas dans la même catégorie »

Il veut qu’il y ait une confrontation entre M. Diomaye Faye et lui. A quel titre ?  Ils ne boxent même pas dans la même catégorie. Et je voudrais signaler au passage que j’ai été séduit par une dame, Mme Aissata Tall, qui a démontré par A plus B que  M. Sonko n’avait plus sa place à l’hémicycle. C’est vrai que certaines personnes sont venues la contredire mais vous savez, il y a un âge, quand on écoute les contradictions, on se dit quelque fois qu’on se fait l’Avocat de causes perdues. Les étudiants sénégalais à l‘Université Cheick Anta Diop de Dakar ont manifesté comme je ne l’avais jamais vu. Ce n‘étaient pas des manifestations de mécontentement mais des manifestations d’approbation.

Ils ont été d’accord avec la décision de M. Diomaye Faye. C’est vrai que celui qui voulait aller bien dormir ce soir-là a été accueilli par des milliers de militants du PASTEF. Mais le Sénégal ne s’arrête pas au PASTEF. Tous les Sénégalais aspirent à servir leur pays. Le PASTEF, c’est le parti politique qui a porté le président Diomaye Faye au pouvoir mais en même temps quand il prête serment sur la Constitution, c’est pour dire qu’il sert désormais tout le peuple sénégalais. A ce titre, même s’il ne fait pas la part belle aux autres,  le PASTEF est présent, c’est vrai, il ne faut pas engager des combats inutiles. Ça fragilise les Sénégalais. Diomaye Faye est président, il faut le laisser aller jusqu’au bout. Il faut respecter le président de la république »

Propos retranscrits par Ferdinand N’Guessan

Légende photo : L’artiste-musicien Dourey, membre du Bureau politique du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et ambassadeur du RHDP (Archives).

 

 

 

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