8ème édition du Festival Sud-Comoé Agnintiè –  L’orpaillage illégal dans le Sud-Comoé au menu d’un colloque

L’orpaillage illégal est devenu, dans le Sud-Comoé, et particulièrement dans le département d’Aboisso, selon le président du Conseil régional, Eugène Aka Aouélé, par ailleurs président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) « un fléau social, sociologique, économique, sanitaire, démographique, sécuritaire etc qu’il faut affronter avec responsabilité et courage, tant ses ramifications sont énormes et ses aspérités incalculables. »

Afin de sensibiliser, et informer largement les populations sur les impacts de ce fléau, le Commissariat général de la huitième (8ème) édition du Festival Sud-Comoé Agnintiè, a organisé, les mardi 24 et mercredi 25 mars, à la salle des Fêtes de la mairie d’Aboisso, un colloque sur l’orpaillage illégal dans le Sud-Comoé. Tout en espérant qu’aux termes des travaux dudit colloque, « des résolutions concrètes seront formulées et transmises à qui de droit. » Le président du Conseil régional du Sud-Comoé, Aka Aouélé et son équipe, initiateurs de ce festival, ont fait appel au Directeur général (DG) des mines et de la géologie, Coulibaly Seydou, et à celui de la Société pour le développement minier de la Côte d’Ivoire (Sodemi), Koné Moussa Seydou pour les accompagner « dans cet ambitieux projet de réflexion à travers un colloque et d’action à travers une semaine de sensibilisation. »

Dans son exposé religieusement suivi par le corps préfectoral, des élus et cadres, des directeurs et chefs de service, les autorités traditionnelles, les guides religieux, les associations de femmes et de jeunesse, etc, le DG des mines et de la géologie, Coulibaly Seydou, a fait l’état des lieux de l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire, et plus particulièrement dans le Sud-Comoé. Il a ensuite présenté les impacts de ce fléau, puis les actions menées l’Etat contre cette activité illégale. A l’en croire, l’orpaillage devient illégal quand les orpailleurs ne respectent pas les procédures légales d’extraction de l’or. Le phénomène, a-t-il dit, a pris de l’ampleur à partir de 2008 et a été favorisé par le fait que le sous-sol ivoirien dispose de 35 % de roches aurifères. « Il y a de l’or presque partout en Côte d’Ivoire. Son coût élevé et la recherche du gain facile attirent des jeunes La chute des produits agricoles a également favorisé cette activité, » a-t-il expliqué.

Avant de révéler qu’il existe 35 sites d’orpaillage illégal dans le Sud-Comoé, dont les zones les plus touchées sont les sous-préfectures de Kouakro et de Maféré dans le département d’Aboisso. A en croire le directeur général, la complicité de certains propriétaires terriens favorise également l’installation des orpailleurs. Parlant des impacts et des conséquences, M. Coulibaly a cité, entre autres, la destruction du couvert végétal, la pollution des eaux de surface et souterraine, la dégradation de l’environnement physique, la fuite des capitaux vers l’extérieur. « 142 tonnes d’or sont extraites illégalement par an, soit quatre (4) milliards de francs qui vont dans les poches des orpailleurs illégaux, » a-t-il souligné. Selon le directeur général, des actions sont menées par l’Etat à travers la sensibilisation, la répression, la formalisation et l’encadrement,

Démarrée le vendredi 20 mars 2026, la 8ème édition du Festival Sud-Comoé Agnintiè prend fin le dimanche 29 mars prochain, au lendemain de la grande cérémonie officielle prévue pour le samedi 28 mars.

 Sam K.D

Correspondant régional

 Légende photo : Le président du Conseil régional, Eugène Aka Aouélé, (en costume bleu au milieu) veut lutter contre l’orpaillage illégal dans le Sud-Comoé avec l’appui de la chefferie traditionnelle (Ph : SKD)

Laissez une réponse

Votre email ne sera pas publié