L’impartial – Biya et le Cameroun : Pourquoi nous ne pouvons pas nous taire  Par Yao Noel

Le gouvernement de la terre africaine du Cameroun a interdit aux médias prives (et aux réseaux sociaux) de parler de la sante du président Paul Biya,  un homme de 91 ans et à la tête du Cameroun, un pays essentiel et important de l’Afrique subsaharienne et de l’Union africaine (U.A).

C’est même le pays d’origine de deux « panafricanistes » fort connus et généralement loquaces qui sont restés, cette fois, silencieux voire muets dans toute la polémique autour du plus vieux chef d’Etat de la terre.  Il s’agit de Nathalie Yamb et de Nyamsi Wa Kamerun qui, d’ordinaire, parlent abondamment des autres pays mais très peu ou rarement du Cameroun qui, pourtant,  les a vu naitre. Curieux, bizarre, étrange mais ça c’est un autre débat sur lequel nous reviendrons prochainement.

Pour l’heure, concentrons-nous, pour la contester et la démolir,  au nom de notre Afrique en quête de modernité démocratique,  de respectabilité et de souveraineté,  la mesure incompréhensible et inacceptable d’un point de vue médiatique et journalistique du gouvernement de Yaoundé interdisant aux médias de s’intéresser et de parler de la sante du premier camerounais, M. Paul Biya, président de la République.

Par politesse et par éducation, permettez-moi, à travers ces lignes de dire tout simplement que « ce n’est pas bon »  et « ce n’est pas bien » de mettre la faute sur les  journalistes si le président Paul Biya,  91 ans et au pouvoir depuis plus de 4 décennies (depuis 42 ans), a, maintenant, des soucis de santé. Sont-ce les journalistes qui en sont responsables ou plutôt des boucs émissaires ainsi jetés en pâture ?

A la vérité,  il y a une méprise et il serait bon que Son Excellence Monsieur Atanga Nji,  ministre camerounais de l’Administration du territoire, revienne sur sa surprenante interdiction faite à la presse et aux médias. Cela dit, nous journalistes camerounais et africains, sommes prêts et toujours disposés à demander ou à rappeler à nos confrères,  l’impérieuse nécessité de veiller scrupuleusement à un traitement professionnel, crédible et responsable de l’information surtout lorsqu’il est question de la sante de Son Excellence Monsieur Paul Biya, président de la République du Cameroun, un pays sensible et à l’équilibre ethno-tribal complexe et précaire.

Si cette interdiction n’est pas levée, la mesure du gouvernement camerounais représenterait, entre autres  normes, une violation flagrante et évidence, par la terre africaine du Cameroun, de la Charte africaine des droits de l’homme  et des peuples. Celle-ci prévoit, en son article 9 alinea 1 « : « 1. Toute personne a droit à l’information. » avant d’ajouter, alinea 2 :  » toute personne a le droit d’exprimer et de diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements ». Alors ?

 

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