Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) réclame la « réintégration immédiate » de son président Charles Blé Goudé dans le processus électoral, dénonçant ce qu’il qualifie de « faux judiciaire d’État » ayant conduit à sa radiation de la liste électorale définitive.
Lors d’une conférence de presse tenue, ce jeudi 5 juin 2025, cette formation politique a formellement exigé l’annulation de la condamnation de 2019 prononcée contre Charles Blé Goudé par contumace. Selon Me Serge Ouraga, porte-parole du COJEP, cette condamnation constitue « un obstacle injustifié à la participation politique » de leur leader.
«Un obstacle injustifié à la participation politique »
Le COJEP soutient que cette condamnation repose sur une «fraude judiciaire préméditée », Charles Blé Goudé ayant été jugé pour des faits déjà examinés à la Cour pénale internationale (CPI) alors qu’il était détenu à La Haye. « Tout le monde savait que Charles Blé Goudé comparaissait publiquement à la CPI », a souligné Me Ouraga, dénonçant un mandat d’amener « délivré de manière mensongère ».
Le COJEP ne limite pas ses revendications au seul cas de Charles Blé Goudé. Il dénonce également la radiation d’autres figures de l’opposition, notamment Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Guillaume Soro, qu’il considère comme victimes d’« une stratégie d’élimination politique orchestrée par le pouvoir en place ».
« Ces radiations constituent un outil de manipulation politique »
Selon le porte-parole du COJEP, ces radiations ne résultent pas d’un processus administratif neutre mais constituent un « outil de manipulation politique visant à écarter les opposants potentiels du jeu électoral ». La formation politique dirigée par Charles Blé Goudé appelle donc à un réexamen complet de ces décisions « pour garantir un processus électoral inclusif et équitable ».
Robert Krassault
Légende photo : Me Serge Ouraga, porte-parole du COJEP, lors de la conférence de presse de ce jeudi 5 juin 2025.


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