De commun accord avec la préfecture de police, l’administration pénitentiaire a décidé de mettre de l’ordre autour de la Maison d’arrêt et de correction d’Aboisso (Maca) située en plein centre-ville.
Depuis quelques années des chauffeurs de taxis communaux ont érigé une gare routière de part et d’autre de la principale rue qui passe devant la prison civile d’Aboisso au grand dam des usagers et des autorités. Aux heures de pointe, il est pratiquement difficile de circuler en ce lieu ou de stationner pour faire des emplettes. Ayant constaté que les stationnements créent régulièrement des bouchons à proximité du pénitencier, le régisseur de la prison, Capitaine Ouattara Adaman et son administration ont mis sur pied un dispositif pour sécuriser les alentours et pour avoir une meilleure visibilité.
Les autorités pénitentiaires ont posé des pneus usés sous forme de balise tout le long de la façade de la maison d’arrêt qui fait face à la grande voie, empêchant les taxis de stationner. Les chauffeurs de taxis ont dû délocaliser « leur gare » dans une ruelle en face la prison civile. Désormais, la circulation est fluide à cet endroit à la grande satisfaction des usagers de la route, surtout des chauffeurs de gros camions. Si le problème de bouchon a trouvé une solution, ce n’est pas encore le cas pour les magasins collés à la prison civile. Ils constituent un véritable casse-tête chinois pour l’administration pénitentiaire.
La Maison d’arrêt et de correction d’Aboisso (Maca), qui était autrefois un entrepôt de produits agricoles, est située au centre-ville. Les autorités pénitentiaires ont dû obstruer, avec des fils barbelés, la ruelle qui passait juste devant l’entrée. La toiture de certains magasins jouxtant la prison a souvent servi d’appui à des détenus mineurs pour s’évader du pénitencier. L’administration pénitentiaire y a également installé des fils barbelés pour parer à toutes éventualités. Mais, il n’en demeure pas moins que ces commerces constituent un obstacle à la sécurisation de la maison d’arrêt.
« En attendant la délocalisation de la prison civile sur le nouveau site trouvé sur la route d’Ayamé, notre grand souhait est que tous ces magasins soient déplacés. La prison est au milieu de commerces, ce n’est pas normal. En cas d’opération d’urgence, il sera difficile de manœuvrer à cause des magasins installés le long du mur de la prison. Il faudrait que les autorités compétentes délocalisent ces magasins », plaident des agents pénitentiaires.
Sam K.D
Correspondant régional
Légende photo : La maison d’arrêt et de correction est pratiquement cachée par des magasins qui constituent un obstacle à sa sécurisation (Ph :SKD)


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