Affi N’Guessan (FPI) : « Il faut privilégier les combats des idées et les projets de société »

Le militants du Front populaire ivoirien (FPI), ancien parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, ont présenté, le samedi 31 janvier 2026, au siège de leur formation politique sis à Cocody -Les Deux-Plateaux (Abidjan), leurs vœux de nouvel an à leur président, l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan.

Dans une adresse solennelle, le secrétaire général et porte-parole du FPI, Barthélémy Gnépa a salué « le courage » et « le leadership » d’Affi N’Guessan, tout en revenant sur ce que ledit parti considère comme « une injustice majeure ». A savoir, le rejet de la candidature d’Affi N’Guessan par le Conseil constitutionnel pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025.

 « C’est une injustice majeure »

 « Cette élimination arbitraire a empêché le parti de participer à la compétition électorale », a soutenu le SG et porte-parole du FPI. Avant d’évoquer un blocus sécuritaire qu’aurait subi le domicile du président du FPI au soir du scrutin présidentiel de 2025 ;

Pour la direction du FPI, 2026 doit être l’année de la reconstruction et du maillage territorial. « Consolidation des structures », « engagement continu des animateurs » et « discipline militante » constituent les maîtres mots d’un appel à la remobilisation interne, a précisé Barthélémy Gnépa.

En réponse aux vœux des militants et cadres de son parti, Pascal Affi N’Guessan a livré un discours qu’il a Intitulé «L’heure de la responsabilité collective a sonné », son intervention a pris la forme d’un manifeste. Face aux « injustices », aux « dérives autoritaires » et à la « confiscation persistante de la démocratie », il a exhorté ses militants à rompre avec la passivité. « Se taire aujourd’hui, c’est consentir. Or, nous avons choisi de résister », a-t-il martelé.

Message à l’opposition et au parti au pouvoir

Le président du FPI a plaidé pour une refondation de la pratique politique en Côte d’Ivoire. Parlant de l’opposition et du pari au pouvoir, il a appelé à dépasser « les combats de personnes » et « les querelles d’ego » pour privilégier « le combat des idées et des projets de société ».

Rejetant toute logique d’« homme providentiel », il a insisté sur la responsabilité collective et la mobilisation citoyenne comme seule voie de transformation durable. « Le véritable espoir réside dans l’engagement d’un peuple conscient », a-t-il affirmé.

Didier Depry

Légende photo : Le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, s’adressant aux militants de sa formation politique.

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