Des soldats britanniques ayant participé à des manœuvres au Kenya ont été accusés d’avoir violé des centaines de Kényanes sur une période allant du début des années 1970 à 2003. L’armée a été mise hors de cause, le 14 décembre 2006, par une enquête de la Police militaire royale (SIB-RMP). Les soldats de l’unité d’entraînement de l’armée britannique au Kenya (Batuk) ont eu recours aux services de prostituées et ont été impliqués de façon régulière dans des scandales sexuels. Une enquête a été ouverte et portait sur une période de plus de deux ans, examinant le comportement au sein de cette base militaire depuis juillet 2022 en 2024.
Cette enquête menée par l’armée britannique a révélé que certains soldats stationnés dans une base controversée au Kenya continuent de recourir aux services de prostituées malgré l’interdiction qui leur en est faite. A noter que l’enquête a été commandée en octobre 2024 à la suite d’un reportage menée par ITV sur le comportement des soldats de Batuk, notamment sur des allégations selon lesquelles certains membres de l’armée auraient payé des femmes locales pour avoir des relations sexuelles.
Les soldats britanniques de Batuk épinglés
Un membre des forces armées britanniques a été arête en 2025 au Kenya et la police militaire britannique mène une enquête, a indiqué le ministère de la Défense. Le soldat a été accusé de viol. Un accord de coopération en matière de défense entre le Royaume-Uni et le Kenya permet à des milliers de soldats britanniques de s’entraîner chaque année dans ce pays d’Afrique de l’Est. Environ 200 soldats britanniques y sont basés en permanence pour former des soldats kenyans.
Certains Kenyans se plaignent depuis longtemps du comportement des soldats et de l’atmosphère qui règne autour de leur camp d’entraînement près de la ville de Nanyuki. La mort d’Agnes Wanjiru, 21 ans, en 2012, vue vivante pour la dernière fois quittant un bar avec des soldats britanniques près de leur camp d’entraînement, a suscité un tollé. La famille de Wanjiru milite depuis des années pour que l’auteur présumé, un soldat britannique en service à l’époque, soit inculpé. L’armée britannique a ouvert une enquête sur les allégations de comportement inacceptable de personnels britanniques au Kenya.
La mort tragique de la jeune Agnes Wanjiru
Comme les soldats britanniques au Kenya, les soldats français avaient été également épinglés parce qu’ils étaient soupçonnés d’être impliqués dans des scandales sexuels en République centrafricaine (RCA). En effet, les faits ont eu lieu avant et après la mise en place de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca). Les autorités françaises ont reçu un rapport interne de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur des abus sexuels supposés commis par des soldats français sur des enfants en République centrafricaine (RCA).
Le rapport d’enquête porterait sur des soupçons d’abus commis entre décembre 2013 et juin 2014 dans un centre pour déplacés situé dans l’aéroport M’Poko de Bangui, la capitale centrafricaine. La France intervenait sur place dans le cadre de l’opération « Sangaris » pour mettre fin aux massacres commis sur des civils, tant par la rébellion Séléka, qui visait les chrétiens, que par les milices antibalaka, qui s’en prenaient aux musulmans.
Les soldats français et leurs scandales honteux en RCA
Dans le rapport figurent des témoignages, recueillis sur place par des enquêteurs de l’ONU, de garçons âgés de 9 à 13 ans accusant des soldats français de les avoir violés et d’avoir abusé d’eux en échange de nourriture ou d’argent. L’un d’eux est âgé d’à peine 9 ans. Selon la presse internationale, 14 soldats français sont concernés par cette affaire. Parmi ces militaires, « très peu » ont été identifiés dans l’enquête conduite par le parquet de Paris, a précisé une source judiciaire à l’Agence France-Presse, sans donner le chiffre précis.
Une contribution de
Vincent Olloh
Citoyen centrafricain en Europe
Légende photo : Une vue de soldats occidentaux en Afrique.


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