La psychose règne et s’amplifie de plus en plus à Aboisso, et plus particulièrement à Assouba, village communal situé à cinq kilomètres d’Aboisso. Les cas de viol suivis de meurtre, les assassinats crapuleux et les agressions à l’arme blanche deviennent récurrents.
Dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 octobre 2025, le corps sans vie d’une écolière de l’Ecole primaire publique Assouba 2 (EPP Assouba 2) a été retrouvé dans une maison inachevée, la tête fracassée. Selon des informations recueillies sur place, la petite Horiane Ano Affiba, 13 ans, inscrite en classe de CM1, a quitté la cour de l’école après la fermeture des classes dans la soirée, en compagnie de ses camarades de classe pour son domicile. Le lendemain vendredi, dans la matinée, ses parents, ses amis et ses enseignants ont appris, avec stupéfaction et consternation, sa mort atroce. Un quidam l’a trimbalée dans une maison inachevée, l’a violée puis froidement assassinée en fracassant sa tête.
Le lundi 6 octobre, aux environs de 16h, toujours à Assouba, une jeune dame, de nationalité étrangère, a été retrouvée agonisante, dans son champ, gisant dans une mare de sang, après avoir été tailladée à la machette. Elle a été évacuée au service des Urgences médicales du Centre hospitalier régional (CHR) d’Aboisso où elle suit des soins intensifs. On en était là, quand le corps sans vie d’un jeune éleveur-planteur, également de nationalité étrangère, a été découvert, tôt le lendemain dans sa plantation située à quelques encablures du CHR. Allongé sur le dos, vêtu d’un pantalon noir et d’un tee-shirt jaune, l’homme qui répond au nom de Gilbert Combaté Midilabé, père de deux enfants, présentait des blessures profondes à l’arme blanche sur la tête, le cou et les membres supérieurs.
Selon nos sources et des témoignages recueillis, il s’était rendu, vers 6h du matin, dans son champ de manioc situé non loin du CHR, après avoir donné de la nourriture à ses volailles. Malheureusement, quelques heures plus tard, des habitants du campement où il résidait, ont été informés de son décès tragique et inattendu. Son corps a été transféré à la morgue du CHR. Une enquête a été ouverte par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) sur ces drames successifs.
Rappelons que l’année dernière, une petite fille nommée Justine Kambou, écolière, a été retrouvée violée puis assassinée dans une maison inachevée à Assouba. Son meurtrier a été épinglé quelques jours plus tard par des éléments du commissariat de police d’Aboisso à la suite d’une enquête minutieusement menée.
Sam K.D
Correspondant régional
Légende photo : L’infortuné éleveur-planteur a été lâchement assassiné par un inconnu (Ph : SKD)


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