La 5ème édition des Grands Ateliers des Arts (GADA) se tiennent du vendredi 23 au dimanche 25 octobre 2026 à l’Institut français de Côte d’Ivoire (IFCI) à Abidjan-Plateau et à la Cocoteraie des Arts sise à Mondoukou (Grand-Bassam). En prélude à leur tenue à travers un programme alléchant comprenant 28 rendez-vous : des spectacles, des tables rondes, des ateliers et expositions, le promoteur de cette rencontre culturelle de haut niveau, Jean-Paul Mehansio, aux côtés de la présidente de la Compagnie Mehansio (qui porte le projet), Appoline Kéi, et Hortense Eloi (reponsable de la programmation), a présenté, le mardi 6 octobre, au Bushman Café sis à la Riviera M’Badon, cette nouvelle édition qui place la tradition au centre de la création artistique, autour, justement, du thème « De la tradition ».
Pour le chorégraphe Jean-Paul Mehansio, le festival, cette année, aura à questionner la place du patrimoine dans les expressions artistiques contemporaines. Tenant à faire savoir que, durant trois jours, artistes, créateurs, professionnels de la culture et communautés locales seront réunis autour de spectacles, ateliers, résidences, concerts, expositions et rencontres.
A l’en croire, son initiative va défendre une conception dynamique de la tradition. « La tradition n’est jamais immobile », est-il convaincu. Pour ce faire, a-t-il révélé, l’accent sera mis sur quatre notions : les racines, la création, la transmission et l’avenir.
Jena-Paul Mehansio est d’avis que le corps occupe une place centrale dans cette réflexion. Et qu’à travers la danse et le mouvement, le festival veut montrer comment les gestes, les pratiques et les imaginaires hérités peuvent être transmis tout en étant réinterprétés par les générations actuelles.
Cette démarche se traduit, en outre, par la rencontre entre expressions ancestrales et créations contemporaines. Danse traditionnelle, danse contemporaine, musique, conte, slam, photographie et performances artistiques seront, de ce fait, mobilisés, à cette occasion, pour favoriser le dialogue entre différentes formes d’expression.
Dans son propos, Jean-Paul Mehansio a aussi soutenu que, pour la Compagnie Mehansio, les GADA constituent également un espace de promotion de la paix, de la cohésion sociale et de la diversité culturelle. Le festival ambitionne notamment de renforcer les échanges entre artistes ivoiriens et internationaux, tout en offrant une visibilité accrue aux jeunes talents.
A cet effet, cette édition verra la participation active d’artistes issus de cinq pays : la Côte d’Ivoire, la France, la Hongrie, le Burkina Faso et le Congo-Brazzaville.
L’Institut français de Côte d’Ivoire va donner le top départ avec notamment la cérémonie d’ouverture et 3 spectacles. Avant que le cap ne soit mis sur Mondoukou pour le reste des rendez-vous partagés entre spectacles, conférences, expositions. À Mondoukou donc, la Cocoteraie des Arts constituera l’autre grand espace du festival.
Il est important de relever que la programmation prévoit, dès le vendredi 23 octobre. à l’Institut français de Côte d’Ivoire, une intervention musicale de BVKO Spirit, le solo « Les Larmes de l’Océan » de Daudet Grazaï, ainsi que le spectacle « Full Moon », porté par la compagnie Atelier 3 + 1 de Josef Nadj.Le samedi 24 octobre, la Cocoteraie des Arts sera au cœur des activités avec notamment une libation avec la chefferie de Mondoukou, des ateliers et spectacles de danse, des rencontres artistiques, ainsi qu’un plateau réunissant plusieurs artistes ivoiriens. La journée s’achèvera par un concert live zouglou de l’artiste Seba La Force Tranquille et une animation DJ jusqu’à minuit.La dernière journée, celle du dimanche 25 octobre, sera consacrée notamment aux ateliers de danse, aux spectacles et aux échanges avec les artistes. Un atelier animé par le chorégraphe Josef Nadj, une initiation au coupé-décalé avec Steven Tourbillon et une présentation du masque Zaouli figurent parmi les temps forts annoncés. La projection du film « Les 3 Lascars 2 » est prévue en clôture à 18h. À travers cette programmation, les GADA veulent faire de la culture un espace de transmission et de dialogue entre générations. Le festival entend également contribuer au rayonnement de la création artistique ivoirienne en favorisant les collaborations avec des artistes venus d’autres horizons. Comme on le constate, les GADA s’ouvrent aux autres expressions artistiques avec notamment cette année la musique et le cinéma.
Marcellin Boguy


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