Drame – Voulant séparer une bagarre, il est poignardé à mort

Un drame est survenu, le jeudi 3 avril 2025, aux environs de 13h, à Ebikro-N’dakro, dans la sous-préfecture de Yaou, à 40 kilomètres d’Aboisso. Kouao Essoubo Pacôme, la trentaine, peintre bien connu dans le village, a été poignardé à mort par son cousin, Kassy Arthur Donald, en tentant une médiation. Atteint profondément à la poitrine, l’infortuné peintre a succombé à la suite de ses blessures une heure plus tard à l’hôpital. Quant au meurtrier, il a pris la fuite après son forfait.

Selon des témoignages recueillis sur place, une rixe a éclaté entre Kassy Arthur Donald et sa petite amie, prénommée Amandine. Le jeune homme, connu pour sa violence et son agressivité dans le village, se munit d’un couteau et commence à menacer : « je vais te tuer aujourd’hui ! ». Prise de peur, la jeune fille prend ses jambes à son cou. Elle va se réfugier chez Kouao Essoubo, son patron. Celui-ci s’interpose entre les deux belligérants tout en protégeant la jeune fille, qui apprend la peinture auprès de lui. Furieux, Kassy Donald poignarde violemment le peintre, qui s’écroule immédiatement.

L’agresseur l’enjambe et poursuit toujours sa copine, muni de son couteau. Elle est rattrapée par Kassy Donald qui la blesse au couteau, avant qu’elle trouve refuge dans un autre domicile. Un homme sort de sa chambre avec une machette pour le menacer. Il prend la tangente et rentre en brousse. Le peintre poignardé est évacué au centre de santé, il rend l’âme une heure plus tard. Informés, le sous-préfet de Yaou, Segné Blé, le commandant de la brigade de gendarmerie d’Ayamé et des éléments se sont aussitôt rendus sur les lieux.

A en croire plusieurs sources dans le village, Kassy Arthur Donald est connu pour sa violence. « En 2006, il a assassiné un jeune du village en compagnie de trois autres camarades. Il avait été condamné pour meurtre. Il s’est retrouvé quelques années après en liberté. En 2023 et 2024, il a blessé des gens au couteau. Il a sectionné le bras d’un jeune homme. Ce dernier ne peut plus faire usage de son bras. C’est un garçon très violent qui a sa place en prison », fulmine un jeune homme de N’dakro. Et un autre d’ajouter : « Nous le recherchons activement. Cette fois-ci, nous espérons qu’il restera en prison le reste de sa vie, s’il est mis aux arrêts puis condamné. »

Sam K.D

Correspondant régional

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