Exposition à l’INSAAC – L’artiste visuel Julien Kando présente sa session de transmission

Grâce à l’association culturelle « Les Productions mondiales des arts des femmes », en partenariat avec le Bureau du Québec à Abidjan, le plasticien d’origine congolaise Julien Kando, basé à Montréal Canada) avec sa petite famille depuis 2009, a posé ses valises à Abidjan, précisément à l’Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle (INSAAC), du 12 au 19 mars 2025. Il était pour un partage d’expériences avec les étudiants des Beaux-Arts d’Abidjan. A la faveur du vernissage de l’exposition servant de prétexte à la restitution du produit de cette session de transmission, le lundi 17 mars dernier, à la galerie de l’INSAAC, Julien Kando a expliqué sa technique et son implication dans ce projet inédit financé par le Bureau du Québec à Abidjan.

Ainsi a-t-il fait savoir que son objectif en mettant les pieds à Abidjan était surtout de vulgariser le processus créatif, mais aussi de vulgariser l’art dans son ensemble. Il dira que la toile produite durant son bref séjour est « une œuvre qui a bénéficié de la participation de tout le monde. Une participation créative ». Par ailleurs, a-t-il retenu, « j’ai transmis une technique aux étudiants avec qui j’ai travaillé et je crois que j’ai pu vulgariser ici mon processus créatif. La transmission s’est faite des deux côtés. Moi, j’ai transmis, mais j’ai aussi appris auprès des étudiants à qui j’ai eu affaire ».

Avant, Honoré Kouadio, le secrétaire général de l’INSAAC, qui avait à ses côtés le directeur de l’Ecole des Beaux-Arts d’Abidjan, Richard N’Dri Kouamé, s’est réjoui de voir son institut accueillir un tel projet et a souhaité que toutes les initiatives de l’association initiatrice de cette opération, réalisées en partenariat avec le Bureau du Québec à Abidjan, se fassent au sein de l’INSAAC. Quant à Adam Kalapo, attachée culturelle du Bureau du Québec à Abidjan, elle a pris la parole au nom de la directrice dudit bureau, Marie Hélène Sultan, et pour le compte du gouvernement du Québec. Pour indiquer l’engagement que son entité prend en faveur de tels projets et de la place qu’a la culture dans la coopération de son pays avec les pays tiers. Elle fera les éloges de Julien Kando quant à sa vision de l’art et de sa démarche picturale.

Il est important de relever que l’artiste d’origine congolaise, qui a admis vouloir s’installer dans un pays paisible comme la Côte d’Ivoire et qui a travaillé avec « ses étudiants d’Abidjan » du 13 au 15 mars 2025, a apporté avec lui ses œuvres qu’il a exposé aux côtés du tableau réalisé avec les étudiants des Beaux-Arts de l’INSAAC. « En venant avec mes œuvres du Canada, j’ai pu initier quelque chose d’exceptionnelle chez les étudiants de l’INSAAC. Je suis satisfait de ce que j’ai bien pu leur apporter au niveau de la transmission », a-t-il soutenu.  Julien Kando aborde dans son art des thématiques telles que l’identité, l’appartenance et la mémoire collective, souvent inspirées par ses expériences en diaspora et les dynamiques urbaines qu’il observe. Sa peinture, à la fois intuitive et structurée, explore les tensions entre le chaos et l’ordre, reflétant une quête de sens dans un monde complexe. Chaque performance devient ainsi un dialogue entre l’artiste et le spectateur, une invitation à redécouvrir la créativité comme un acte universel et collectif.

Marcellin Boguy

 Légende photo : L’artiste plasticien d’origine congolaise, Julien Kando, basé au Canada .

 

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