Dans une vidéo de plus de 29 minutes diffusée sur les réseaux sociaux, le jeudi 6 novembre 2025, l’artiste-chanteur Noël Dourey, membre du Bureau Politique (B.P) du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, se prononce sur l’actualité politique ivoirienne.
« Bonjour Mesdames, bonjour Messieurs. La bonne nouvelle, c’est la confirmation par le Conseil constitutionnel des résultats provisoires délivrés par la Commission électorale indépendante (CEI). De toutes les façons, il n’y a eu aucune réclamation tellement l’écart entre les candidats était grand du point de vue du programme, du travail, de l’aura et de l’hégémonie du parti qui a présenté le candidat sorti vainqueur, c’est-à-dire le RHDP, sur le territoire national. Donc il n’y avait pas match ! Et nous avons savouré notre plaisir. Le chef de l’Etat, Son Excellence Alassane Ouattara, mérite ce plébiscite parce que c’est à son corps défendant, tout le monde l’a vu, pour les élections de 2020 pour lesquelles il n’était même pas partant mais par la force des choses et la mort du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, il s’était engagé de nouveau pour la Côte d’Ivoire.
Il mérite de ce fait cet amour des Ivoiriens. Il le mérite C’est un gros travailleur et les chantiers à venir sont plus ou moins connus des Ivoiriens. Il s’agit, entre autres, de la Tour F, du métro d’Abidjan, l’eau potable qui doit s’étendre dans les localités non encore desservies du pays. Il y a surtout la solidarité qu’il veut agissante. C’est-à-dire une solidarité entre Ivoiriens. Des Ivoiriens qui doivent bénéficier du fruit de la croissance engendrée par tous les investissements et toutes les retombées bénéfiques qui en résultent. Je souhaite que Dieu lui donne une santé de fer pour continuer cette œuvre gigantesque afin que la Côte d’Ivoire, notre pays, soit véritablement un pays de paix. Il a su – et ça c’est les Ivoiriens eux-mêmes qui le disent – apporter la quiétude et la paix. Cette paix, il nous le disait déjà, il y a quelques mois, que rien ne se passerait avant et pendant l’élection présidentielle de 2025. Parce que toutes les dispositions sont prises pour briser dans l’œuf, toutes les velléités des fauteurs de troubles.
« Toutes les dispositions sont prises pour briser dans l’œuf, toutes les velléités des fauteurs de troubles »
Il faut lui dire merci aussi pour cela. Merci parce que les Ivoiriens se sentent bien, ils vaquent à leurs occupations. Les gens sortent pour humer l’air frais et se divertir. Grâce aux conditions dans lesquelles ils vivent, les Ivoiriens sont fiers d’être Ivoiriens. Pour cela, ils lui disent merci. Les jeunes aussi, ils lui disent merci. On a vu tout l’amour que les jeunes, au stade Félix Houphouët-Boigny, lui ont témoigné en termes de communion, de vigueur, d’engagement et d’enthousiasme. On a vu des jeunes résolument tourné vers l’avenir puisque tout le monde sait que les jeunes, c’est l’avenir de la Côte d’Ivoire. On a donc vu des jeunes enthousiastes venir lui porter leur amour. On a vu les femmes, nos mamans, qui ont battu le pavé. Depuis le matin, elles étaient présentes et ont fait la même démonstration de force que nos jeunes. Les femmes ont ceci de particulier que ce sont elles qui nous ont porté pour la vie. Donc quand vous voyez une femme aimer le fruit de ses entrailles, on est forcément fiers.
Les femmes qui ont porté le président de la République dans leurs entrailles à travers la sublime Nabintou Cissé avaient aujourd’hui cette latitude de lui témoigner cet amour maternel. On a assisté à quelque chose de féérique. En tout cas, toutes les coordinations du RHDP, on a fait un peu le tour, disaient que le président Alassane Ouattara soit notre candidat, nous l’aimons. A l’instar des artistes, beaucoup d’autres personnes et de cadres lui ont dit merci. Ils ont tous démontré qu’il était l’homme de la situation. C’est à juste titre que les électeurs sont sortis nombreux.
« C’est vrai que certains bastions imprenables n’ont pas donné entière satisfaction … il faut travailler pour corriger cela »
C’est vrai que certains bastions imprenables n’ont pas donné entière satisfaction mais c’est la vie, il faut travailler pour corriger cela. Je voudrais surtout saluer un de mes jeunes frères, on n’est pas toujours d’accord, Amara Sanogo de l’ONAD, parce qu’en cette période où le climat n’était pas bon, il a pu, non seulement sauvé des vies mais il a démontré son amour pour le président Alassane Ouattara.
Nous allons passer à la deuxième étape qui est ce qui s’est passé à Nahio. Vraiment je voudrais féliciter la ministre Belmonde Dogo pour sa visite, d’abord à ses parents, à nos parents, avec les bras chargés pour exprimer la compassion du gouvernement. Elle y est allée pour pleurer avec les parents éplorés et apporter des paroles de réconfort aux blessés. Je l’ai appelé pour lui dire merci. J’ai observé que le ministre Mamadou Touré, qui est le président du Conseil régional du Haut Sassandra et elle, ont tenu un langage de fermeté.
C’est vrai que tous ceux qui vont donner des mots d’ordre et des discours incendiaires pour que les Ivoiriens s’entre-déchirent devront payer. Parce qu’une plaie peut se cicatriser mais une mort s’est finie. Et surtout quand ce n’est pas une mort attendue. Donc ce langage de fermeté était aussi courtois et les parents ont compris. Les parents ont compris qu’ils se sont faits bernés par des gens qui n’existent même pas. En réalité qui sont virtuels parce qu’ils lancent des mots d’ordre à travers des téléphones portables avec tout le mensonge et toute la haine. Parce que ce sont leurs frustrations personnelles qu’ils veulent que les autres partagent pour assouvir, je ne sais quel dessein.
« Je n’ai pas compris les larmes de crocodile de Mme Nady Bamba Gbagbo »
En tout cas, nous pleurons nos parents de Nahio. Je viens de Nahio de par ma grand-mère. Ma grand-mère paternelle vient de Nahio. Tous ceux qui ont une âme sensible, prie pour ce qui est arrivé. Sauf Mme Nady Bamba Gbagbo. Je pense que son arrivée là-bas, c’était pour narguer les populations. Parce que je n’ai pas compris ses larmes de crocodile. Qu’elle est musulmane, qu’elle va aller dans le quartier Dioula. C’est pourquoi ? Ça sert à quoi quand on a fini de dire non au 4e mandat. Vive Laurent Gbagbo ! C’est la conséquence de ça. Donc c’est pour voir si le mot d’ordre a été effectivement exécuté. Pour moi, cette visite était inopportune. Ce sont des funérailles, chacun vient avec sa compassion. Mais il y a des fois, on refuse l’entrée aux funérailles de certaines personnes. Mais c’est seulement par politesse et par convenance qu’elle est entrée là-bas. Je suis étonné qu’on me dise que le président Gbagbo se bat pour la Justice, pas pour verser le sang Mais la Justice, c’est dans les palais de Justice qu’on la rend.
Une Justice à ciel ouvert ? Je pense qu’à un moment donné, il faut assumer les actes qu’on pose. Tu diras qu’il y aura la bagarre. Après tu ne peux pas venir dire que c’est pour la Justice. C’est une visite inopportune et on n‘a pas besoin de dire qu’on est musulmane là-bas, ce n’est pas important. Nous sommes des Ivoiriens, sans distinction de religions, sans distinction d’ethnies, de taille ou de sexe. On est tous des Ivoiriens. C‘était pas pour la pax, je pense que c’est pour jouer sur les émotions comme d’habitude qu’elle y est allée.
« C’est tout simplement de la folie. Damana Pickas est un fou… »
La troisième chose, c’est Damana Pickass. Il a été pris, il paraît, avec sa fille. Après avoir demandé que d’autres enfants sortent dans les rues pour manifester, lui, sa fille, est à la maison. (Il diffuse une vidéo parlant de Damana Pickass qui nargue et attaque le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara). Vous voyez, je ne sais pas si c’est faire la politique mais j’ai demandé à des frères qui ont fait des études de sciences politiques, c’est dans quel livre de sciences politiques on a un mépris pour les gens comme ça ? C’est quelle école de sciences politiques qui enseigne ça. Arriver à un tel niveau de discours dans le débat politique après avoir déchiré, il y a 15 ans, les résultats électoraux, c’est tout simplement de la folie. Damana Pickas est un fou. C’est terrible ça. Tu n’as assez de couilles, tu te terres comme un rat et tu parles comme ça. Aujourd’hui, on t’a arrêté. Tu avais écopé de 20 de prison mais tu étais en liberté. Mais tu pensais que c’était par faiblesse. Non, c’et par humanisme.
Le président Ouattara, de qui tu parles, qui est allé sauter la clôture ; il n’a pas fait sauter de clôture à un partisan du président Gbagbo ou un GOR. Il ne l’a pas fait. Il est humain. Le seul projet politique que vous avez au PPA-CI, c’est comment tuer les Ivoiriens. Le soulèvement pour tuer. C’est-à-dire que Noël Dourey, selon vous, c’est un mort en sursis. Dieu qui sonde nos cœurs et nos reins sait que notre combat, c’est pour la paix dans notre pays. C’est le développement de notre pays. Dans la vie, on doit connaître ses limites. Même dans un débat, on dit savoir jusqu’à où on peut aller. De toutes les façons, ceux que tu as insultés, ils vivent et ils sont là.
« C’est cette image de rigueur qu’il va transmettre à Abobo »
J’ai appris avec beaucoup de joie que le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, sera le candidat pour les législatives, de notre grand parti, le RHDP, à Abobo. Moi, j’ai appelé Abobo, la ville martyre. Sept braves femmes ont été tuées, en plein marché, parce qu’elles voulaient protéger leur vote. Là où on achète les vivres. Au lieu de vivre, c’est la mort qu’elles sont allées chercher. Et à l’époque, les artistes ont organisé une grande cérémonie à la mairie d’Abobo. On a apporté des vivres, des non-vivres et de l’argent aux populations martyrisées. Des familles ont pleuré ce jour-là. Elles ont affirmé qu’elles pensaient qu’on les avait oubliées. Je garde encore en mémoire cette image. Aujourd’hui, il faut effacer cette image pour qu’Abobo devienne la ville heureuse, la ville fraîche. Connaissant les qualités du ministre d’Etat Téné Birahima Ouattara, un homme de voir, un homme dont la rigueur n’est plus à démontrer, qui ne peigne pas dans la magouilles – je mets quiconque au défi en Côte d’Ivoire de prouver qu’il a donné un seul FCFA au ministre d’Etat pour telle ou telle chose.
C’est cette image de rigueur qu’il va transmettre à Abobo afin que les filles et les fils de cette commune soient fiers de dire : « Je suis d’Abobo ». C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de travaux à Abobo mais je sais que sa venue à Abobo va amplifier le développement parce que j’ai vu Ferkessédougou quad je me rendis à Kong, il y a environ quinze ans. Mais Ferkessédougou, aujourd’hui, s’est transformé devenant une ville métropolitaine. Une ville pour laquelle les fonctionnaires se battent pour y être affectés. Il y a un port sec. On est édifié par le travail colossal fait à Ferkessédougou. Moi, j’habite à deux minutes d’Abobo, dès que le signal est donné, je serai en campagne à Abobo. C’est la campagne de mon frère, c’est la campagne de mon ami, c‘est ma campagne. Je la ferai. Et je sais qu’il y a beaucoup d’Ivoiriens qui voudront aussi faire cette campagne. »
Propos retranscrits par Ferdinand N’Guessan
Légende photo : Le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara et l’artiste-chanteur Noël Dourey, membre du Bureau Politique (B.P) du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). (Archives).


Laissez une réponse