Réglé, bouclé, géré, conclu, arrêté, acté, jugé, adjugé ! Au Bénin, le Président Patrice Talon vient de libérer partisans et adversaires sur la question, véritable talon d’Achille des pays africains, relativement au « troisième mandat » !
L’actuel chef de l’Etat béninois a décidé de ne pas y aller afin de ne point ajouter à la crispation du débat dans l’ancien Dahomey, actuelle République du Bénin, jadis surnommée, « le quartier latin de l’Afrique ». Après deux mandats entamés en 2016, M. Patrice Talon, âgé de 67 ans maintenant, a choisi, conformément à la Constitution béninoise, de ne pas briguer un troisième mandat qui eut été illégal et inconstitutionnel voire anticonstitutionnel carrément.
Chacun pourra y aller certes de son commentaire, de son appréciation, de sa position et de son opinion mais le débat a commencé. Ce qui est évident, c’est que le choix fait par le dirigeant politique africain ne laissera personne indifférent et aura des conséquences, bonnes ou mauvaises, dans le microcosme politique béninois et africain.
En tout état de cause, deux réactions peuvent, à chaud, être exposées ici. La première est que la question dite du « troisième mandat », pose à l’évidence, un problème jusqu’ici insoluble et non résolu aux élites politiques et aux masses populaires africaines. Chaque groupe, chacun et chacune a son opinion sur « l’efficacité » ou la « pertinence démocratique » de la limitation des mandats présidentiels en Afrique. Il y a donc débat, controverse et polémique pour, tout aussi bien, trancher et vider la question d’un point de vue démocratique, certains affirmant préférer « laisser l’ultime choix in fine au peuple souverain ». C’est un avis, une tendance.
La seconde réaction qui n’est, en réalité, pas trop éloignée de la première est celle qui ramène à la spécificité de chaque nation et de chaque peuple, un peu à la manière dont le sage Solon voyait et réglait le problème. En effet, pour lui, le sage athénien, la meilleure Constitution dépend des circonstances concrètes, spécifiques et inhérentes à chaque pays, chaque peuple, nation et à chaque moment : « …dites-moi, d’abord, pour quel peuple et à quelle époque ? »
Dès lors, il y a lieu de tout relativiser en ne tenant compte, en fin de compte, que du libre, authentique, crédible et souverain choix du peuple lui-même souverain et décideur suprême et unique : « VOX POPULI, VOX DEI » (la voix du peuple est celle de Dieu).


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