L’impartial  – Faut-il supprimer les 54 frontières africaines ? – Par Yao Noël

Le samedi 28 juin 2025, j’ai eu l’honneur et la joie de participer à une réflexion sur  la thématique ou la problématique du panafricanisme. Elle était organisée par l’ONG dite « THE AFRICAN TABLE » ou la « TABLE AFRICAINE ». L’une des idées majeures et originales qui en ont découlé, c’est qu’il fallait remettre totalement en cause les principes du partage de l’Afrique tels qu’ils ont été arbitrairement énoncés lors de la mythique et historique  « CONFÉRENCE DE BERLIN » (de novembre 1884 à février 1885).

Le motif principal est que ce saucissonnage du continent, s’est effectué, sans un seul représentant africain aux côtés de tous ces colonisateurs d’Europe. La conclusion, pour certains intervenants à cette table ronde sur le présent et l’avenir du mouvement panafricaniste, c’est qu’il faut tirer, ici et maintenant,  une croix sur le tracé des frontières imposé à l’Afrique par les seuls maîtres et décideurs européens. Pour les tenants de cette thèse, si donc l’Afrique et les africains n’étaient pas  présents à la Conférence de Berlin et, n’avaient encore moins, eu droit à la parole sur et pour le sort qui étaient décidés par les explorateurs et exploiteurs d’Europe, aujourd’hui, est venu le temps de rejeter cette division de l’Afrique.

Originale et quelque peu tardive, cette proposition n’en est pas moins séduisante pour nous africains. Aussi, convient-il de l’analyser, la creuser et l’approfondir pour une démarche pertinente et efficace. Car, plus de six décennies après l’accession de la plupart de nos pays à la souveraineté nationale et internationale, les choses ne seront point aisées. Toutefois un élément reste acquis: toute nouvelle (re) évolution devrait reposer sur la volonté clairement exprimée de toutes les populations africaines, à la base, pour que la discussion et la décision ne soient pas bloquées ou  confisquées par les seules élites politiques, administratives et intellectuelles.

La quête, nouvelle et de plus en plus forte, de la liberté, de l’indépendance et surtout de la souveraineté de l’Afrique,  passe, inéluctablement par une révision déchirante, dans l’amitié, la franchise, la coopération et même dans  la fraternité, de nos rapports avec les anciennes puissances colonisatrices et coloniales. Dans l’amour, l’égalité, le respect de tous et de chacun ainsi que dans la justice.

 

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