Les propos de l’ancien Président des États-Unis, Barack Obama, lors de sa visite au Ghana, en juillet 2009, sont passés de simple épisode à désormais une sorte de « dogme » pour les politistes ou « political scientists » et autres « africanistes » : « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions », avait-il affirmé.
Dès lors et /ou depuis lors, la vision d’un paradigme démocratique africain, a commencé à germer et à changer : plutôt que de « louanger » des individus ou personnalités, l’essentiel et le plus important, c’est le renforcement des institutions qui passe par la démocratie, l’État de droit, la bonne et saine gouvernance, l’ « accountability et la reddition des comptes » etc.
Les préalables ou urgences de l’Afrique passent donc, inéluctablement par le jeu démocratique et institutionnel pour libérer les énergies des citoyens, hommes et femmes afin de se prendre en charge et de concourir à leur propre développement et progrès. Pour cela, les capacités doivent être entièrement et amplement libérées. Voilà pourquoi, ici et là, une insistance, de plus en plus, forte sur la force et l’indépendance des institutions publiques. Au centre de la vie publique, il convient de placer l’homme ou être humain pour œuvrer à son bien-être général par la liberté, la justice, l’ « empowerment » (renforcement des capacités).
En d’autres termes, comme le disait et répétait le Président Félix Houphouët-Boigny, le tout premier Chef de l’État ivoirien, père de la nation, la politique (publique) est faite pour le bonheur de l’homme et non pour son malheur et sa destruction.
Cette immense responsabilité du nouveau paradigme démocratique et institutionnel africain incombe à la société entière et non seulement par ou autour de personnes ou d’individualités, fortes, trop présentes, pesantes ou écrasantes. C’est un mouvement d’ensemble qui repose sur la contribution et la responsabilité de toutes les composantes et entités du microcosme social et politique
Comme chacun sait, le 25 octobre prochain, une échéance cruciale a lieu en Côte d’Ivoire avec l’élection présidentielle. Tout ne s’arrêtera certainement pas à ce scrutin, fût il présidentiel mais une grande partie de la stabilité sociale et institutionnelle se jouera certainement à partir de là. Voilà pourquoi la contribution et la participation devront être inclusives afin d’éviter des lendemains électoraux chaotiques, calamiteux, déstabilisateurs, violents et guerriers. En définitive, seuls l’État de droit, la démocratie, la solidité institutionnelle, doivent être les prolégomènes et les conditions incontournables de la stabilité mise au service du progrès et du bien-être de tous.


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