L’Impartial – L’Afrique doit s’unir – Par Yao Noël

« Je suis un africain non pas (seulement) parce que je suis né en Afrique mais parce que l’Afrique est née en moi ». Voilà ce que disait le champion de l’indépendance, premier Président du Ghana, Osagyefo Dr Kwame Nkrumah, père incontesté parce qu’incontestable du panafricanisme moderne, modèle, sérieux, intelligent, positif et constructif. C’était comme pour dire et signifier tout le bien qu’il voulait et souhaitait au continent africain.

Près de sept décennies ont passé depuis ce 6 mars 1957 qui a vu l’indépendance de l’ancienne Gold Coast, actuel Ghana. C’est ce jour-là que le grand dirigeant nationaliste Dr Kwame Nkrumah lança sa célèbre phrase et véritable projet politique panafricain à savoir que l’indépendance de son pays n’avait de sens que si elle ne débouchait (ou conduisait) pas à la libération totale du continent africain.

Plus de soixante-sept ans après cette profession de foi « n’krumaïste », la prophétie relative à l’unité africaine reste d’une étonnante vérité, exigence et nécessité. « Africa must unite or perish » (l’Afrique doit s’unir ou périr), disait l’Osagyefo déjà, dès les années 60. Il avait vu juste. Aujourd’hui, en 2024, à l’heure où les « grands ensembles » se constituent de par le monde, de l’Union européenne aux États d’Amérique et d’Asie etc., l’Afrique doit, elle aussi, aller vers son intégration afin d’opérer un véritable développement et peser, compter dans les affaires du monde.

Cela passe, inéluctablement, par une réelle rupture d’avec les pratiques surannées et vieillottes de « génuflexion » et de soumission face à l’ancienne puissance coloniale et face à l’Occident ou à tout autre continent ou pays « sûr de lui et dominateur ». Bien évidemment, cela passe aussi par une prise de conscience intelligente, sérieuse et constructive par les Africains eux-mêmes de leur responsabilité quant à leur présent, leur devenir en sortant de certains amusements ou enfantillages de néo-panafricanistes.

Unité, intégration, marche commune des Africains vers des objectifs communs, voilà les objectifs pressants et urgents, en pleine coopération, amitié, égalité avec le reste du monde, dans un vrai partenariat « win-win » (gagnant -gagnant).  Voilà donc l’enjeu essentiel, responsable et approprié. Pour nous, il n’est ni dans les invectives ou les discours  populistes et démagogiques de quelques prétoriens assoiffés de pouvoir, sans vision et sans projets solides

 

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