L’impartial – L’Afrique entre homophilie et homophobie – Par Yao Noël

Le samedi 17 mai a, cette année encore, été célébrée la journée mondiale « contre l’homophobie ou Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie ». Cette date du 17 mai a été choisie pour commémorer la décision de l’OMS, le 17 mai 1990, « de ne plus considérer l’homosexualité comme une maladie mentale ».

Depuis cette date et cette étape, le monde entier, l’Afrique y compris, marque cette journée d’une empreinte spéciale et d’un élan particulier. Au niveau onusien, l’intention et la motivation sont claires et évidentes. Il s’agit, dit-on, de respecter  « l’Orientation sexuelle et l’identité de genre en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité et le respect de l’orientation sexuelle et l’identité de genre des individus ».

Sur cette question sociétale et fondamentale, chacun, chacune, chaque continent et chaque aire culturelle y va de ses pratiques, opinions et pourquoi ne pas le dire aussi, de « l’orientation » de chaque peuple et du respect subséquent des droits et libertés. De ce point de vue, l’Afrique ne peut pas et ne veut pas avaler servilement les méthodes, valeurs, positions (c’est le cas de le dire) occidentales une fois de plus, sans résister, sans rechigner.

Il est bien inscrit dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples que chaque individu a, entre autres devoirs, l’obligation de « veiller, dans ses relations avec la société, à la préservation et au renforcement des valeurs culturelles africaines positives ». Vous avez dit « valeurs culturelles africaines positives »?  Les pratiques homosexuelles en font-elles partie ? L’Afrique et les africains n’ont-ils pas leur mot à dire ? Faut-il faire fi des droits culturels et collectifs africains ? Indiscutablement, incontestablement, il y va, ici aussi, de la « souveraineté » et de l’ « indépendance » (culturelle) du continent africain.

Tels sont les défis et enjeux face à cette envahissante et vénéneuse problématique des LGBT. Chaque peuple a le droit et le devoir de résister face aux invasions ou impositions culturelles extérieures. Les droits et devoirs ne sont pas à géométrie variable.  La force et la détermination de l’engagement des occidentaux pour ou en faveur de l’homosexualité doivent pouvoir aussi se manifester dans la préservation de la dignité et des valeurs propres à l’Afrique. Le temps de la colonisation culturelle est, aujourd’hui, révolu.

 

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