L’impartial – Les militaires putschistes de l’AES contre la démocratie ? – Par  Yao Noël

« Souveraineté », « souverainisme », « panafricanisme », « liberté », « indépendance » et j’en passe et des meilleures. Les militaires putschistes de l’AES ne se gênent ni ne se privent de slogans populistes et démagogiques pour tromper, berner et endormir le peuple à des seules fins de confiscation du pouvoir à travers des « transitions- trahisons » de la nation.  Tenez ! Voyez-vous même, au Burkina Faso, au Mali, au Niger et dans une grande mesure au Tchad, voilà des putschistes qui voient, tous les matins, des putschistes dans leur sommeil, à leurs portes et fenêtres. Pis, ces soldats en uniforme kaki embastillent, ici, des journalistes et les jettent en prison, là, interdisent ou suspendent des partis, groupements et formations politiques pourtant censés participer à la compétition et au débat national.

Finalement, que veulent exactement ces putschistes qui se plaisent dans ces « transitions-trahisons » d’une durée égale ou supérieure à un mandat constitutionnel démocratique normal ? Leur duperie est vite démasquée : Afin de ne pas répondre à la moindre interpellation ou interrogation sur leur gestion scandaleuse et chaotique du pouvoir d’Etat braqué avec des fusils, ils s’enferment dans un obscur et démagogique discours prétendument « panafricaniste », « souverainiste » en fabriquant des boucs émissaires généralement symbolisés par la France et l’Occident. Certes l’histoire est là qui montre et démontre à suffisance qu’ils n’ont pas toujours été irréprochables mais ils ne sont pas, non plus, les seuls responsables de nos maux et déconvenues depuis les indépendances.

Le « panafricanisme » est loin d’être la négation ou l’absence des droits et libertés. En quoi la « liberté »,  la « souveraineté » et « l’indépendance » d’un pays commandent-elles ou autorisent-elles à exercer un pouvoir autocritique et musclé contre et sur les pauvres citoyens ou les journalistes qui informent et dessillent les yeux au peuple qui est et doit être souverain? En réalité, ce sont de fausses manœuvres, des méthodes et mesures dilatoires pour intimider le peuple et le maintenir dans un état malheureux de passivité et de résignation (démocratique).

 

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