L’impartial – « Trade but not aid » – Par Yao Noël

C’est en mondiovision ou presque que la terre entière a suivi, le 9 juillet 2025, à Washington, la rencontre entre le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, et cinq chefs d’État africains à la Maison Blanche. Au-delà de petits aspects anecdotiques et théâtraux propres au maître des lieux, un message clair sur une orientation nouvelle est nettement apparu : des relations commerciales désormais entre le pays de l’oncle Sam et les pays d’Afrique et non plus une aide pure et simple, comme cela a été le cas depuis plusieurs décennies.

En ligne de mire au cours de ce mini-sommet USA-Afrique, le sous-sol et les nombreuses et importantes ressources minières et autres dont regorgent à l’évidence et en abondance le Sénégal, le Gabon, le Liberia, la Guinée Bissau et la Mauritanie pour ne citer que ces seuls participants.  Pour le milliardaire américain devenu homme politique et président des États Unis, il est évident et normal que la priorité soit donnée et laissée au « business as usual » et non à une stérile, inefficace, onéreuse assistance pour, selon M. Trump, nourrir et entretenir des « pays de merde » et autres « États voyous ».

À la vérité, cette option impulsée par le chef de l’exécutif américain est dans l’air du temps des quêtes et envolées « souverainistes » des Africains qui, en toute cohérence, ne devraient plus et ne doivent plus se complaire dans des situations d’assistance ou d’assistanat chronique, choquant, humiliant et abaissant ou encore rabaissant.

Face à l’évolution géopolitique actuelle du monde, est venu et impérieux le réveil africain dans le sens de l’unité et de l’intégration continentale en vue d’une mobilisation pour un développement africain de plus en plus endogène. À ce niveau, l’Afrique doit pouvoir réveiller et optimiser, redynamiser des mécanismes économiques et commerciaux intra-africains comme l’Accord de libre-échange qui continue de battre de l’aile près d’une décennie après son lancement à Kigali, au Rwanda. Il faut l’actionner pour réellement « booster » le commerce entre les pays africains tout ayant pour ultime objectif et ambition, l’intégration continentale. Ainsi donc, à situation nouvelle, stratégie nouvelle pour mieux coller à l’option respectueuse de partenariats gagnant-gagnant.

En définitive et en conclusion, la vision de Donald Trump, « Trade but not aïd » ( le commerce et non l’aide) est à méditer, emprunter et prioriser au nom de l’indépendance, de la liberté, de la souveraineté et surtout de la dignité africaine.

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