Littérature africaine  –  L’écrivaine ivoirienne Tanella Boni décédée à Toulouse (France) : Tout sur sa mort

La littérature africaine est en deuil suite au décès de Tanella Boni, l’une des plus grandes figures intellectuelles de Côte d’Ivoire, survenu le 15 septembre 2026 à Toulouse, en France, à l’âge de 72 ans. Première femme professeure titulaire de philosophie en Côte d’Ivoire, elle laisse derrière elle, une œuvre littéraire et philosophique monumentale explorant la dignité humaine, la condition des femmes et l’identité africaine.

Les détails de sa disparition

L’annonce de sa disparition a été partagée publiquement par ses éditeurs, les Éditions Bruno Doucey, ainsi que par la Grande Chancellerie de Côte d’Ivoire. Ses obsèques se sont déroulées le 22 septembre 2026 à Toulouse dans l’intimité familiale.

Un parcours hors norme

Née en 1954 à Abidjan, Tanella Boni a présenté la particularité d’être restée muette jusqu’à l’âge de 12 ans, avant de devenir l’une des voix les plus puissantes du continent africain. Après des études de philosophie à l’Université de Paris IV Sorbonne, elle est retournée enseigner à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody.

Engagée pour la promotion des lettres, elle a notamment présidé l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) de 1991 à 1997. Elle a également reçu de prestigieuses distinctions comme le Prix Ahmadou Kourouma en 2005 pour son roman « Matins de couvre-feu » et, très récemment, le Prix Tchicaya U Tam’si pour la poésie africaine en 2025. Son dernier recueil inédit, intitulé « Cette paix qui n’a pas de nom », devrait paraître à titre posthume début 2027.

Marcellin Boguy

Légende photo : Tanella Boni, l’une des grandes figures de la littérature ivoirienne et africaine s’est éteinte à l’âge de 72 ans.

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