Participation des femmes au développement du sport – Aminata Nah Fofana et des expertes font le diagnostic

A l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, la Liga Afrique et Cody’s ont organisé un panel de haut niveau sur la participation des femmes au développement du sport en Côte d’Ivoire. Ce panel modéré par la présentatrice-télé Teeyah a réuni  Mme Aminatah Nah Fofana, directrice exécutive du Comité national olympique Côte d’Ivoire, Mme Christine Ezoua, présidente de la commission de développement du football féminin, Cynthia Kragbé, athlète Taekwondo-ine et Marie Josiane Yao, présidente de la fédération de Dogdball.

Ces expertes ont penché sur les conditions difficiles de la pratique du sport au niveau des femmes en Côte d’Ivoire. Mme Aminatah Nah Fofana a pointé du doigt le manque d’infrastructures adaptées à la pratique du sport pour les femmes. Selon elle, de nombreux clubs et fédérations ne sont  pas structurés. Pour elle, il faut mettre en place une politique ciblée pour les femmes. « Il y a beaucoup d’amateurisme en Côte d’Ivoire », a-t-elle déclaré.

Marie Josiane Yao, présidente de fédération de Dogdball, a soutenu qu’il faut donner une place de choix aux femmes au sein des fédérations et des clubs. Cynthia Kragbé a évoqué le manque de sponsors et de partenaires attachés aux fédérations, à part la fédération ivoirienne de football. La Taekwondo-ine a salué l’effet Bamba Cheick Daniel insufflé sur la fédération ivoirienne de Taekwondo avant son départ. « Le président Bamba Cheick a fait beaucoup. Il avait une grande vision », a-t-elle témoigné.

Mme Aminatah Nah Fofana a invité les médias à faire plus d’efforts pour rendre les athlètes femmes plus visibles. Mme Christine Ezoua, présidente de la commission de football féminin a exhorté les filles à s’intéresser à la pratique du football. Car, dit-elle, c’est un véritable creusé d’insertion socioprofessionnelle.  Cynthia Kragbé n’a pas hésité à dénoncer le harcèlement que subissent les jeunes filles sur plusieurs plans dans les fédérations et clubs en Côte d’Ivoire. « Les jeunes filles dans les fédérations sont victimes de harcèlement. Il faut plus de mesures pour protéger la gente féminine au sein des fédérations et des clubs », dira-t-elle.

Ramata Thiam, déléguée Afrique de la Liga, a salué le niveau élevé des panélistes. La Liga Afrique est consciente des défis et enjeux dans la pratique du sport des femmes. Elle a réitéré le soutien de sa structure dans ce secteur d’activité. Mme Brou, représentante de Cody’s, a également remercié les expertes pour leur riche partage d’expériences.

Parfait Zio

 

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