Santé et sport – Le dépistage du trait drépanocytaire recommandé à tout sportif

Le Centre sportif, culturel et des TIC ivoiro-coréen Alassane Ouattara (CSCTICAO) a abrité, le vendredi 29 août 2025, une conférence consacrée à la médecine du sport, avec un accent particulier sur le dépistage du trait drépanocytaire. Plusieurs acteurs du milieu sportif, étudiants et professionnels de la santé y ont pris part, témoignant de l’importance croissante accordée à la santé des athlètes en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest.

Les conférenciers ont fait savoir que la drépanocytose, maladie génétique héréditaire, constitue une menace silencieuse pour de nombreux sportifs. Elle peut entraîner de graves complications lors d’efforts physiques intenses, parfois même fatales, si elle n’est pas détectée à temps. D’où l’importance de systématiser le dépistage du trait drépanocytaire au sein des structures sportives et éducatives.

Ces spécialistes ont partagé leur expertise et leurs recommandations. Éric Allangba, médecin du sport et directeur du Centre national de médecine du sport, a tenu à expliquer que « la crise drépanocytaire se caractérise par la falsification et l’obstruction des petits vaisseaux sanguins, rendant inefficace le transport de l’oxygène ». A l’en croire, les sujets porteurs du trait présentent souvent une fatigue chronique (asthénie) et doivent éviter certains facteurs déclencheurs tels que le froid ou les fièvres.

Jacques Cissoko, médecin réanimateur urgentiste et ancien directeur du SAMU, a, lui, alerté sur la gravité potentielle de la maladie. « La drépanocytose peut être mortelle, il faut faire attention », a-t-il notamment lâché. Tout en insistant sur la nécessité d’avoir des recours disponibles lors de toutes les compétitions sportives et d’adopter notamment des protocoles precis de prise en charge. « En cas de crise, n’imposez pas une position à la victime, acceptez la sienne », a-t-il recommandé. Pr. Dah Cyrille a, quant à lui, soutenu les interventions précédentes en exhortant les athlètes à suivre rigoureusement les recommandations, tout en appelant les fédérations et instances sportives à intégrer ces mesures dans leur fonctionnement quotidien.

Patrick Remarck, directeur général du CSCTICAO, a eu à mettre fin à cette rencontre en saluant cette initiative qui « allie performance, sécurité et responsabilité ». Il a encouragé les sportifs à mettre en pratique les recommandations des experts et a insisté sur la volonté des décideurs de développer un sport plus sûr et plus responsable en Côte d’Ivoire.

Marcellin Boguy 

Légende photo : Lors de la conférence consacrée à la médecine du sport.

 

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