Simone Ehivet Gbagbo depuis Krindjabo (Aboisso) : « Refuser d’aller voter, c’est donner le pouvoir et la force au 4ème mandat »

C’est dans une ambiance festive que la candidate à l’élection présidentielle du samedi 25 octobre 2025 du Mouvement des générations capables (MGC), Simone Ehivet Gbagbo, a clos sa campagne électorale à Krindjabo (11 kilomètres d’Aboisso) dans le Sud-Est de la Côte d’Ivoire.

Après avoir exprimé sa gratitude aux populations du Sud-Comoé et particulièrement de Krindjabo et à la presse qui l’a accompagnée pendant la campagne électorale, l’ex-Première dame (2000-2010) a expliqué les raisons de sa candidature à l’élection présidentielle. « Nous sommes à un moment important de l’histoire de notre pays. C’est le destin de la Côte d’Ivoire qui se joue le 25 octobre prochain. Nous devons gouverner notre terre selon notre vision et nos intérêts. Certains ont dit que ces élections seront des élections truquées. D’autres ont dit que c’est un braquage électoral. Vous voyez donc les intentions des uns et des autres. Il ne faut pas déposer les armes alors que le combat n’est pas terminé. Je m’adresse à tous les Ivoiriens pour leur dire que Dieu est en train de nous parler. Refuser d’aller voter, c’est donner le pouvoir et la force au 4ème mandat. Moi, je ne veux pas du 4ème mandat », a martelé l’ancienne députée d’Abobo (Abidjan).

« Certains ont dit que ces élections seront des élections truquées. D’autres ont dit que c’est un braquage électoral. Vous voyez donc les intentions des uns et des autres… »

La candidate du MGC a expliqué aux populations que sa politique de gouvernance sera basée sur trois axes, à savoir la réconciliation, la transformation et la souveraineté. Pour elle, la réconciliation n’est pas encore totale. « Il faut que la réconciliation vraie se réalise. Que ceux qui ont encore du chagrin dans le cœur pardonnent et que ceux qui ont fait du tort le reconnaissent et demandent pardon. Il y a eu des morts partout en Côte d’Ivoire, qu’il faudra honorer un jour. » Parlant de transformation, deuxième pilier de sa politique, la native de Moossou (Grand-Bassam) propose l’industrialisation des produits agricoles et de leurs dérivés. A l’en croire, on peut faire beaucoup de choses avec le cacao, le manioc etc. en créant des usines qui peuvent générer des emplois. « Il faut passer de l’agriculture à l’industrie. La transformation de nos produits agricoles peut créer des emplois, » a-t-elle souligné.

Les axes du programme de gouvernance de Simone Gbagbo

A propos de la souveraineté, Simone Ehivet Gbagbo a déclaré que les choses doivent changer car, dira-t-elle, « le pays est devenu la propriété de ceux qui nous ont colonisés. Ils nous imposent ce qu’ils veulent. Il faut que les autres commencent à nous respecter, au lieu de nous imposer leur point de vue. Nous devons d’abord nous convaincre que nous sommes capables de changer et de transformer par nous-mêmes, » a-t-elle soutenu. L’ex-épouse de l’ancien président de la République, Laurent Gbagbo, (2000 -2010) a fait remarquer que les nominations doivent se faire selon la compétence, la crainte de Dieu, l’intégrité et le refus de la corruption, mais pas au nom de l’ethnie ou de l’appartenance à un parti politique. Elle a également condamné la revendication par les armes. « Je n’ai jamais été d’accord avec ceux qui se sont réunis à l’étranger pour nous attaquer », a-t-elle déclaré.

Sam K.D

Correspondant régional

Légende photo : La candidate du MGC, Simone Ehivet Gbagbo, lors de la dernière étape de sa campagne à krinjabo.

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