Aux premières heures du jour, ce dimanche 8 mars 2026, un consensus s’était dégagé, selon la radio française, RFI, au sein de l’Assemblée des experts, et qu’un nom – qui avait été « évoqué par le grand Satan », c’est-à-dire les États-Unis – avait émergé. Il devenait ainsi de plus en plus certain qu’il s’agissait de Mojtaba Khamenei, dont le nom avait été prononcé récemment par Donald Trump dans un entretien au site Axios.
Et bien que le président américain ait déclaré que si ce dernier était nommé, « il serait tué comme son père », Mojtaba Khamenei, 56 ans, a jusqu’à présent survécu à la campagne de bombardements aériens conduite par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran.
« il serait tué comme son père »
Ce dernier était considéré comme un possible successeur d’Ali Khamenei, après des années passées à nouer d’étroites relations avec les Gardiens de la Révolution et à consolider son influence au sein de l’institution cléricale iranienne.
Son nom circulait avec plus d’insistance encore depuis la mort d’un autre potentiel candidat, l’ancien président Ebrahim Raîssi, tué dans un accident d’hélicoptère en 2024.
Qui est Mojtaba Khamenei ?
Né en 1969 à Machhad, Mojtaba Khamenei a vu pendant son enfance son père se mobiliser aux côtés de l’ayatollah Rouhollah Khomeini contre le régime du chah. Mojtaba Khamenei a combattu pendant la guerre Iran-Irak (1980-88) et effectué des études religieuses aux séminaires de Qom, épicentre de la théologie chiite.
Il porte le titre d’hodjatoleslam, inférieur à celui d’ayatollah dans la hiérarchie religieuse chiite, et le turban noir du sayyed, descendant direct du prophète Mahomet. Il n’a jamais occupé de position officielle au sein du gouvernement de la République islamique. On a pu le voir à des rassemblements en faveur du régime, mais il ne s’est que rarement exprimé en public – notamment après le décès de son père.
Légende photo : Le nouveau Guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, compte poursuivre l’action politique de son père.


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