« La CAP-CI entend user de tous les moyens légaux pour se faire entendre. La Constitution ne crée pas une nouvelle Côte d’Ivoire. Revendiquer un nouveau mandat, ce n’est pas bon. En 2020, il y a eu un passage en force. Alassane Ouattara a été de façon successive président de la République. La Constitution limite à deux, les mandats présidentiels. Nous ne voulons plus d’un passage en force en 2025 ». Face à la presse nationale et internationale présente, le lundi 5 mai 2025, à la « Maison du PDCI-RDA », siège de l’ancien parti unique en Côte d’Ivoire (1960-1990), sis à Abidjan-Cocody, Simone Ehivet Gbagbo, présidente de la formation politique, Mouvement des générations capables (MGC) et porte-parole de la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) a défendu la position de cette alliance de l’opposition selon laquelle une candidature du président de la République, Alassane Ouattara, au scrutin présidentiel du 25 octobre 2025 est de trop.
« Nous ne voulons plus d’un passage en force en 2025»
En l’absence de Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA et coordonnateur du CAP-CI qui se trouve en France depuis plusieurs semaines, Simone Ehivet Gbagbo entourée d’autres responsables politiques de la Coalition, notamment Pascal Affi N’Guessan du FPI, Georges Philippe Ezaley du PDCI-RDA , Charles Blé Goudé du COJEP et Danièle Boni-Claverie de l’URD, a annoncé la tenue, le 31 mai prochain, du premier meeting en plein air de la CAP-CI. Le lieu de ce meeting n’a pas été indiqué. Charles Blé Goudé a été désigné pour conduire l’organisation de ce rassemblement. Pour préparer leur principal meeting du 31 mai, les opposants de la CAP-CI ont prévu d’organiser des meetings de proximité de moyenne échelle afin de mobiliser leurs militants.
Ce meeting que la CAP-CI annonce gigantesque vise, dira Simone Gbagbo, à obtenir « des élections présidentielles transparentes, inclusives, crédibles et paisibles en 2025 ». La porte-parole de la CAP-CI précise que la Coalition de l’opposition privilégie le dialogue et la paix pour le règlement des différends. La CAP-CI invite, affirme Simone Gbagbo, le parti au pouvoir (le RHDP) et le gouvernement à s’asseoir autour de la table avec l’opposition pour discuter des exigences de l’opposition avant la tenue de l’élection présidentielle.
La CAP-CI veut un dialogue direct ace le pouvoir
Il s’agit de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) que l’opposition accuse d’être inféodée au parti au pouvoir, la réinscription de Laurent Gbagbo, Blé Goudé et Guillaume Soro sur la liste électorale et le règlement définitif du cas Tidjane Thiam. Les partis de l’opposition réunis au sein de la CAP-CI estiment qu’il est « victime d’un harcèlement de la part du pouvoir ». La CAP-CI veut aussi l’audit de la liste électorale et de la révision de cette liste avant la présidentielle. Simone Gbagbo et ses camarades s’opposent également à un prochain mandat du président Ouattara. Simone Gbagbo a aussi confié au cours de sa conférence de presse que la CAP-CI entreprendra des visites auprès des chancelleries accréditées en Côte d’Ivoire, des confessions religieuses et de la société civile afin de prendre à témoin la communauté nationale et internationale sur la situation socio-politique.
Nedson Djinsou
Légende photo : Simone Gbagbo et les autres leaders politiques de la CAP-CI hormis Tidjane Thiam, lors de leur conférence de presse, le lundi 5 mai 2025.


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