Le corps sans vie d’un homme a été découvert, le mardi 9 septembre 2025, dans les environs de l’Antenne de l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) d’Aboisso. Il présentait des blessures profondes à la tête causées par une arme blanche, vraisemblablement une machette. Saisie, la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) a aussitôt ouvert une enquête, qui a abouti à l’interpellation du principal suspect.
Selon des sources proches du dossier, un témoin anonyme aurait déclaré à la police avoir aperçu, le jour des faits, un individu vêtu d’un pantalon gris, d’une casquette noire et d’un boubou traditionnel d’un pays de la sous-région. A en croire le témoin, le suspect était en train de manipuler un couteau non loin d’une mare de sang. Forts de ces informations, les fins limiers se rabattent sur les caméras de surveillance installées dans la zone afin d’exploiter les images enregistrées. Un individu présentant les caractéristiques physiques données par le témoin sera identifié après avoir visionné les enregistrements. Une autre source bien informée va orienter les enquêteurs vers le nommé Touré Houmarou dit Djanawé qui présente pratiquement les mêmes traits morphologiques, avec surtout un handicap au niveau du pied gauche, une caractéristique reconnue chez le suspect.
Les enquêteurs procèdent à une perquisition à son domicile. Elle permet de découvrir des éléments compromettants, notamment plusieurs machettes et couteaux, une épaulette de la police nationale, un boubou traditionnel similaire à celui porté par l’individu dans la vidéo, deux sacs à dos, etc. Interpellé le mardi 14 octobre 2025, Touré Houmarou a nié toute implication dans les faits à lui reprochés. Les enquêtes se poursuivent pour confronter les éléments matériels à ses déclarations.
Sam K.D
Correspondant régional
Légende photo : Le présumé meurtrier dans les locaux de la police (Ph : SKD)
Légende photo de la Une du site : Une vue des armes blanches saisies au domicile du suspect (Ph : DR)


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