Affaire « digba dette », présidentielle de 2025, la ministre Françoise Remarck et sa mission – Noël Dourey (RHDP) crache ses vérités

Membre du Bureau politique du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et ambassadeur du RHDP, l’artiste-musicien Dourey est un militant et cadre engagé du parti au pouvoir en Côte d’Ivoire. Dans une vidéo de 24 mn diffusée sur les réseaux sociaux, le mercredi 5 février 2025,  il répond à l’ancien chef de l’Etat, Laurent Gbagbo ; par ailleurs, président Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) ;  qui ironisait sur la dette de la Côte d’Ivoire sous le président de la République, Alassane Ouattara.  Il parle également de l’élection présidentielle de 2025 et de la Commission électorale indépendante (CEI) ainsi que de la candidature du président Ouattara. Noël Dourey rend un vibrant hommage à la ministre de la culture et de la francophonie, Françoise Remarck. Ci-dessous l’intégralité de l’intervention de Noël Dourey.

 « Le chef de l’Etat, SEM. Alassane Ouattara est rentré en pleine forme de son séjour français. Nous savons tous que chaque fois qu’il part hors de son pays, il va pour y travailler. Même quand c’est des visites privées. Il va travailler et rechercher de bonnes nouvelles pour la Côte d’Ivoire. Il est donc bien arrivé, pétant la grande forme et ayant à son accueil d’imminentes personnalités, des membres du gouvernement, de la société civile etc.

Mais avant, je voudrais rendre un grand hommage à une dame. Ma ministre. La ministre de la culture et de la francophonie, Mme Françoise Remarck.  Ce qui nous a été donné de voir n’était pas simplement une présentation de vœux pour sacrifier à la tradition. Ce qui nous a été donné de voir était un véritable délice. La culture ivoirienne est riche. Le savoir-faire ivoirien existe. L’expertise ivoirienne culturelle existe. Mme Françoise Remarck, sous son impulsion, a donné une autre image de la culture en Côte d’Ivoire. La chorégraphie, les couleurs, le tempo, le contenu de cette présentation de vœux étaient simplement sublimes. Harmonie de sons, de voix, de couleurs, expression théâtrale aboutie et le vivier que représente l’INSAAC  a démontré, une fois de plus, sa capacité à relever les défis. En tout cas, ce que nous avons vu était incroyable. Tous les intervenants ont loué son intelligence, son implication personnelle, son écoute patiente. Tous ceux qui étaient  au palais de la culture d’Abidjan-Treichville ont entendu les témoignages faits par tous les intervenants. C’était extraordinaire. Elle a pris la parole pour dégager les grandes pistes, les grands chantiers confiés à elle par SEM. Alassane Ouattara. Aujourd’hui, sans risque de se tromper, on peut affirmer  que la culture génère des ressources. Elle nous a répété ce que le président de la République avait dit dans son adresse du 31 décembre 2024  avec un aspect dédié exclusivement à la culture. Je suis heureux que c’est sous la ministre Françoise Remarck que le président a pris cette décision parce que je suis convaincu, et tous les acteurs culturels avec moi, que c’est un projet qu’elle peut mener ; non seulement dans de bonnes dispositions mais avec cette ouverture qui la caractérise pour apporter le bien-être aux artistes et aux acteurs culturels  que nous sommes. C’était une fête belle. Donc félicitations à Mme la ministre Françoise Remarck !

Alors pour revenir à nos moutons. La CEI ne va pas prolonger l’enrôlement, ce n’est pas possible. Est-ce que vous vous souvenez ? Il y a exactement quinze ans, les mêmes qui parlent aujourd’hui souhaitaient que la victoire du président Alassane Ouattara en 2010 soit invalidée. Comment ? La constitution prescrit le délai de proclamation des résultats. Qu’est-ce qu’ils ont fait ?

Ils ont empêché que la proclamation de la victoire du président Alassane Ouattara se fasse dans les délais. On en a vu déchirer les feuilles. On nous a dit à plusieurs reprises : vous allez avoir un direct à la RTI. Ce direct n’a pas eu lieu. Tout ça, c’était pour gagner du temps.  Alors les Nations Unies chargées de certifier les élections ont pris leurs responsabilités. Ils ont pris M. Youssouf Bakayoko, président de la CEI d’alors, pour le déplacer au Golf Hôtel qui était un territoire onusien. Donc c’est sur les terres de l’ONU que M. Youssouf Bakayoko a proclamé les résultats qui donnaient SEM. Alassane Ouattara, vainqueur. Leur piège a donc été déjoué. La déclaration de victoire ne s’est pas faite hors délai constitutionnel.  Aujourd’hui, la CEI nous dit qu’elle a un impératif de temps lié aux prescriptions constitutionnelles. Qu’elle a des délais à respecter. Elle a ouvert l’enrôlement. Ils ont demandé que ça soit prorogé, ça a été fait.

Mais ça ne va pas se faire de façon éternelle. Si nous allons aux élections en octobre 2025 alors il faut respecter les délais constitutionnels. Ce n’est pas compliqué. Votre préoccupation, c’est d’entrainer la CEI à être dans l’incapacité à organiser les élections parce qu’elle sera hors délai. Et vous allez demander une transition politique. C’est cela votre réalité. Mais la CEI ne va pas tomber dans ce piège.  La CEI ne prolongera pas l’enrôlement. Ils veulent mettre la pression pour voir figurer sur la liste les noms qu’ils veulent y voir figurer.  Ça, ce n’est pas du ressort de la CEI.  La CEI vous a dit que l’existant est l’existant. Le reste, c’est soit la justice, soit un accord politique. Vous n’allez pas demandé à la CEI d’endosser des choses au-delà de ses prérogatives. Ce n’est pas possible. Pourquoi  ne voulez-vous que du mal à la Côte d’Ivoire ? Pourquoi ? Je ne comprends pas cette attitude. Je suis heureux que ce soit le président Alassane Ouattara qui soit allé au deuxième tour avec le président Laurent Gbagbo en 2010.

Le brave tchê, fidèle à sa réputation, a terrassé son adversaire de la plus belle des manières. C’est fini ! Le match est terminé !  Pour 2025, le chef de l’Etat ne nous dira pas non. Il y a longtemps qu’on réclame sa candidature parce que les chantiers qu’il a ouverts, il doit les fermer. Comme il l’a dit lui-même, il ne faut pas que quelqu’un vienne pour bouffer l’argent et ne rien faire pour le développement du pays. Ils l’ont fait hier et aujourd’hui, ils parlent de « digba dette ». Moi, j’ai du respect pour un ancien chef de l’Etat mais ce sont ses paroles elles-mêmes qui ne vont pas le respecter. Il était assis dans son coin et de façon accidentelle, il est devenu président de la République. Heureusement que le président Alassane Ouattara est venu fermer cette parenthèse honteuse de notre histoire. Quand tous les dirigeants sérieux des pays prennent des dettes, c’est pour construire leurs pays.

Les gens peuvent détourner les dettes contractées pour faire n’importe quoi. Mais il faut quelqu’un qui aime son pays comme Alassane Ouattara pour insuffler un sang nouveau même quand il n’est pas président de la République mais par amour pour son pays, il pose des actes.

Dites-moi entre une « digba dette » qui construit un pays, bien géré d’ailleurs, et l’argent qu’on détourne, on fait des montages financiers pour aller acheter des usines fictives, qu’est-ce qui est profitable aux populations ? Il y avait l’argent alors ils organisaient des fêtes entre copains, des orgies parfois. Je préfère la « digba dette » qui sert à construire le pays qui fait qu’on est fier d’être ivoirien. La « digba dette »  fait qu’on est fiers d’avoir pour président Alassane Ouattara »

Retranscrits par 

Ferdinand N’Guessan

Légende photo : L’artiste-musicien Noël Dourey, membre du Bureau politique du RHDP.

 

 

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