Affaire liée au foncier – L’homme d’affaires Komé Bakary répond au député Assalé Tiémoko

Monsieur le Député Journaliste,  

Je me permets de vous adresser le présent droit de réponse, conformément à la loi, afin de rétablir la vérité et de répondre aux accusations portées à l’encontre de Monsieur Komé Bakary dans votre publication sur les réseaux sociaux. Je note que vous écrivez beaucoup sur Facebook, que vous intervenez sur Tik Tok sans pouvoir faire paraître votre journal ni en ligne ni en version papier , malgré vos annonces de parution imminente.  Cela dit, je vous invite à respecter les règles de l’équilibre et de l’éthique dans le traitement de l’information, car l’engagement journalistique ne doit pas se confondre avec un engagement partisan malsain et excessif.

Vous évoquez dans votre texte une prétendue manipulation d’identités et une utilisation frauduleuse de documents administratifs et judiciaires. Ces allégations peuvent être portées aux endroits requis. La Côte d’Ivoire est un pays de droit, vous êtes un élu de la nation, même si vous êtes aussi journaliste. En plus des écrits, vous avez la capacité d’agir et d’aider à faire respecter les lois.  Je tiens à rappeler que les actions de Monsieur Komé Bakary dans le domaine foncier sont encadrées par la loi et soutenues par des décisions de justice légitimes. Les documents que vous mentionnez sont authentiques et ont été obtenus dans le respect des procédures légales.

Les activités professionnelles de Monsieur Komé Bakary, qu’elles soient menées en Côte d’Ivoire ou ailleurs, sont transparentes et conformes aux réglementations en vigueur.  Vous affirmez également qu’il « rase des maisons d’Ivoiriens » pour revendre des terrains. Cette assertion est fausse et diffamatoire. Les opérations foncières qu’il mène sont légales et s’appuient sur des actes administratifs et des décisions de justice valides. Si des litiges existent, ils sont portés devant les tribunaux compétents, et il s’en remet toujours à la justice pour trancher.  Enfin, vous évoquez une prétendue « terreur » qu’il ferait régner sur des victimes impuissantes. Ces propos sont excessifs et injustes. Monsieur Komé Bakary n’a jamais cherché à intimider qui que ce soit, et il est toujours disposé à dialoguer avec quiconque aurait des griefs légitimes à son encontre.

Monsieur le Député, 

Monsieur Komé Bakary comprend que votre engagement politique vous pousse à défendre les intérêts des Ivoiriens et des ivoiriennes , mais il estime que cela ne justifie pas la diffusion d’informations erronées et diffamatoires.  Il vous invite à vérifier vos sources et à vous concentrer sur des débats constructifs plutôt que de nourrir des polémiques stériles.  Il reste ouvert à toute discussion et à toute clarification nécessaire, dans le respect des institutions et de la justice.

Il compte répondre à vos interpellations publiques , et il est disposé à vous accorder une interview sous les auspices de l’ANP, du code de déontologie de la profession de journaliste et de la loi sur la presse en vigueur en Côte d’Ivoire.  Il vous met au défi de rendre votre mandat de député pour vous vêtir de votre manteau de député, car votre posture d’élu est une veste d’impunité , d’immunité et d’irresponsabilité utilisée pour de basés besognes politiciennes.

Monsieur Komé Bakary ne restera plus silencieux face à vos agissements.  Veuillez agréer, Monsieur le Député Journaliste, l’expression de mes salutations distinguées.

Pour Komé Bakary

Le service communication 

 Légende photo : Le journaliste Assalé Tiémoko, député-maire de la commune de Tiassalé.

 

 

 Encadré

 Soutien aux Éléphants

Affaire Komé : Dénonciation de la page Soutien aux Éléphants (SAE) qui défie l’ANP et la HACA

 En tant que membre de l’équipe juridique de Monsieur Komé Bakary, j’ai tenté d’entrer en contact avec la page *Soutien aux Éléphants* afin de bénéficier d’un traitement équilibré et non partisan de l’information, notamment en ce qui concerne les polémiques en cours sur le foncier urbain en Côte d’Ivoire.

Voici le message que j’ai adressé à l’administrateur de la page: « Bonjour Monsieur, je suis Amara Samassi, conseil juridique de la famille Komé. Je souhaite interagir avec vous pour garantir une information juste et équilibrée pour vos lecteurs. Je propose un échange direct afin de faire passer nos points de vue, dans le cadre des règles du droit de réponse, sans avoir recours à l’ANP ni à d’autres juridictions. Nous souhaitons avoir les meilleures relations avec vous, dans l’intérêt de vos lecteurs et lectrices. »

L’administrateur de la page, connu pour gérer une plateforme à vocation sportive et utilisant un numéro de téléphone d’un pays du Golfe, m’a répondu de manière agressive :   « N’importe quoi ! Vous n’avez pas honte, vraiment. C’est une menace ? »   J’ai alors répondu calmement :  « Je viens en paix. Votre page, tout comme votre profession de journaliste, est soumise à des règles. Évoquer une saisine de l’ANP, inviter à l’équilibre et à éviter un comportement à la Patcheco, à la Guêpe, comme Chris Yapi, ou autre, n’est pas une menace. Vous avez construit une notoriété et une crédibilité que vous ne pouvez pas mettre en péril par un refus de travailler de manière équilibrée. C’est ce que nous souhaitons. Désolé si vous avez pris cela pour une menace. Nous voulons simplement une information équilibrée. »  

Sans argument valable, il a répliqué en le tutoyant alors que je le vouvoie et lui parle avec respect : « N’importe quoi, tu me fais trop pitié à te lire. On va expliquer les faits des familles Komé. Ils peuvent saisir [l’ANP], pas de problème. Mais les Ivoiriens seront épargnés de beaucoup de choses après cette crise. Tu reviens pas encore dans mon Inbox pour me menacer. Ko conseiller juridique, va à l’ANP sans perdre de temps. On prend les terres de tes frères ivoiriens, et c’est toi qui es là à dire n’importe quoi ! Ko à la Patcheco, à la Guêpe… Tu nous prends pour qui ?»

Je vais préparer  un texte pour lui demander de le publier, mais face à son refus et à son attitude hostile, j’ai choisi de rendre public nos échanges pour exposer son état d’esprit et montrer à quoi se réduit un gestionnaire de page qui, au lieu de promouvoir un débat constructif, incite à la révolte. Cette situation est inquiétante et soulève des questions sur l’éthique et la responsabilité des gestionnaires de médias en ligne.   Il est regrettable que des plateformes influentes, censées informer et éduquer, se transforment en outils de désinformation et de division. Nous continuerons à défendre la vérité et à exiger un traitement équilibré de l’information, conformément aux règles déontologiques et légales en vigueur.

Amara Samassi

Conseil juridique de la famille Komé

 

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